Faits divers – Justice

Tentative de suicide du docteur Bonnemaison : son pronostic vital n'est plus engagé

Par Olivier Uguen, France Bleu Béarn, France Bleu Gascogne, France Bleu Gironde, France Bleu Pays Basque et France Bleu samedi 31 octobre 2015 à 14:07 Mis à jour le dimanche 1 novembre 2015 à 21:31

Nicolas Bonnemaison, ici à l'occasion de son procès à Angers
Nicolas Bonnemaison, ici à l'occasion de son procès à Angers © Maxppp

Dramatique rebondissement ce samedi dans l’affaire Nicolas Bonnemaison. Condamné la semaine dernière pour la mort d’une patiente en fin de vie, l’ex urgentiste du CHU de Bayonne a tenté de mettre fin à ses jours. Son pronostic vital n'était plus engagé dimanche.

Condamné il y a une semaine à deux ans de prison avec sursis pour avoir donné la mort à une patiente en fin de vie alors qu’il dirigeait une unité du service des urgences de l’hôpital de Bayonne, Nicolas Bonnemaison a fait samedi matin une tentative de suicide.

Son pronostic vital n'est plus engagé

C’est un joggeur qui a découvert l'ancien médecin urgentiste dans sa voiture dans la forêt de Tosse, ce samedi matin vers 10h /10h30, dans un coin isolé où les voitures ne vont pas. Nicolas Bonnemaison avait mis un tuyau dans son pot d’échappement qui arrivait directement dans sa voiture et était donc en train d’inhaler du gaz. On a également retrouvé des médicaments à côté de lui, sans savoir s’il en a ingéré.

Une lettre a été retrouvée à ses côtés dans la voiture. "Il s'y dit en substance éprouvé et fatigué de la vie", a-t-on précisé de source judiciaire.  

Dimanche, son état de santé montrait des signes "encourageants" et son pronostic vital n'était plus engagé, a-t-on appris de sources concordantes. Le CHU de Bordeaux, où Nicolas Bonnemaison est hospitalisé depuis deux jours, indique que son état de santé reste préoccupant mais qu'il est stationnaire. D'autres sources, médicales, affirment même qu'il aurait ouvert les yeux et répondu à des ordres simples. Les signes sont donc "encourageants", mais il serait trop tôt pour se prononcer sur d'éventuelles séquelles, neurologiques notamment.

Condamné en appel à deux ans de prison avec sursis

Cette tentative de suicide intervient une semaine jour pour jour après le verdict de la Cour d’assises du Maine-et-Loire à Angers, où il était rejugé en appel, après avoir été acquitté en première instance à Pau, l’an dernier.

Jugé pour l’empoisonnement de sept patients en fin de vie, le Dr Bonnemaison a cette fois été condamné à deux ans de prison avec sursis pour avoir donné la mort à une patiente, Françoise Iramuno, avec la circonstance aggravante de connaître sa particulière vulnérabilité, et acquitté pour les six autres patients.