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Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire Péchier à Besançon : un anesthésiste soupçonné d'empoisonnement sur des patients

Le Dr Péchier ira-t-il en détention provisoire ? C'est la question que tranchera ce mercredi la cour d'appel de Besançon

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Besançon, France Bleu, France Bleu Belfort-Montbéliard

La cour d'appel de Besançon examine ce mercredi le cas de l'anesthésiste bisontin, mis en examen pour 24 cas d'empoisonnements dont 9 mortels. Il y a trois semaines, la juge des libertés et de la détention a choisi de laisser le médecin, libre, et sous contrôle judiciaire. Le parquet a fait appel.

Le docteur Péchier à son arrivée au palais de justice de Besançon, le 12 juin 2019.
Le docteur Péchier à son arrivée au palais de justice de Besançon, le 12 juin 2019. © AFP - SEBASTIEN BOZON

Besançon, France

Le docteur Péchier va t-il être placé en détention provisoire ? C'est la question que tranchera ce mercredi la cour d'appel de Besançon. L'anesthésiste de Besançon est mis en examen pour 24 empoisonnements dont 9 mortels, dans deux cliniques bisontines. 

Enième audience

Depuis le début de l'affaire, en mars 2017, le médecin est libre, placé sous contrôle judiciaire. Ce mercredi a lieu une nouvelle audience, voire énième audience puisque dans cette affaire hors norme, le parquet multiplie les recours, tout comme la défense.  

Il s'agit en effet en effet du deuxième appel du ministère public pour un placement en détention. En 2017 déjà, la cour d'appel avait laissé le Dr Péchier libre sous contrôle judiciaire. Côté défense, les avocats du médecin ont demandé la levée de sa mise en examen une première fois, puis une deuxième en appel. Et plaidé pour un placement sous le statut de témoin assisté. En vain. 

Les victimes présumées de l'anesthésiste seront présentes

Ce mercredi, nouveau débat sur la seule question de la liberté ou de la détention, à huis-clos. Mais plusieurs des parties civiles feront le déplacement. Des victimes ou familles de victimes, qui contrairement à il y a deux ans, souhaitent que l'anesthésiste aille en prison, puisque disent-elles, de sept, on est passé à 24 cas d'empoisonnements. "Avec pour dénominateur commun, le Dr Péchier", affirme le parquet. 

Pas de violation du contrôle judiciaire selon la défense

"Sans preuve", assène la défense depuis le départ, qui a pour principal argument, le fait que depuis deux ans, le médecin n'a jamais violé son contrôle judiciaire. Ensuite, les 17 nouveaux cas pour lesquels Frédéric Péchier a été mis en examen sont "des cas douteux" selon Me Schwerdorffer. "Et non pas des cas d'empoisonnements malveillants confirmés" précise l'avocat. Enfin troisième argument, "il est beaucoup plus facile d'assurer sa défense lorsqu'on est libre, plutôt qu'en détention". Me Schwerdorffer explique que dans cette affaire, les coups de fil entre avocats et client sont "quasi quotidiens". 

Trouble à l'ordre public selon le parquet

Mais pour le ministère public, "il y a manifestement un trouble à l'ordre public" généré par cette affaire. Un argument qui ne peut être mis en avant que lorsqu'il s'agit d'un crime, donc passible de la cour d'assises. Et c'est bien le cas ici.  Ensuite il s'agit d'"éviter toute possibilité de faire pression sur des témoins, même indirects". Et les témoins sont très nombreux dans cette affaire. Le Dr Péchier pourrait chercher à les contacter. La police a en effet procédé à des centaines d'auditions.

Depuis 2017 et sa mise en examen pour sept premiers cas d'empoisonnement, le médecin reste interdit d'exercer sa profession. Il a aussi interdiction de se rendre à Besançon et Montfaucon où il résidait. Il habite désormais chez ses parents, près de Poitiers. Il bénéficie ce mercredi d'une dérogation pour être présent à l'audience.