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Faits divers – Justice DOSSIER : Immeubles effondrés à Marseille

Le drame de la rue d'Aubagne relance la situation inquiétante de l'habitat indigne à Marseille

mardi 6 novembre 2018 à 20:12 - Mis à jour le mardi 6 novembre 2018 à 21:05 Par David Aussillou, France Bleu Provence et France Bleu

Apres l'effondrement de trois immeubles à Marseille, la polémique monte autour du logement indigne ou insalubre. Au moins 40.000 habitations seraient concernées dans la ville.

La rue d'Aubagne à Marseille est toujours interdite d'accès
La rue d'Aubagne à Marseille est toujours interdite d'accès © Radio France - Laurent Grolée

Marseille, France

L'effondrement de trois immeubles vétustes de la rue d'Aubagne relance le débat sur l'habitat insalubre à Marseille, où les chiffres liés à ce problème sont "affolants", selon la Fondation Abbé Pierre. Selon un rapport remis au gouvernement en 2015, "un parc privé potentiellement indigne" présente "un risque pour la santé ou la sécurité de quelque 100.000 habitants". Quelque 40.000 logements sont concernés, soit 13% du parc de résidences principales.  Ces proportions ne sont vues "nulle part ailleurs en France", déplore Florent Houdmon, directeur régional de la FAP. 

"La situation des deux immeubles effondrés était connue de tout le monde." - Patrick Lacoste, porte-parole de l'association 'Un centre ville pour tous"

L'habitat indigne désigne des logements dangereux, dans des immeubles menaçants de s'effondrer, mais aussi des habitations insalubres, qui peuvent affecter la santé des résidents. "La situation des deux immeubles effondrés était connue de tout le monde", dit Patrick Lacoste, porte-parole de l'association d'habitants "Un centre-ville pour tous", qui déplore "des gens morts pour rien, alors qu'on savait".

Des fissures inquiétantes

Depuis lundi matin, les riverains du quartier multiplient les témoignages auprès des nombreux journalistes qui suivent les opérations de secours.  L'un des trois immeubles effondrés, au numéro 65, était occupé par une copropriété de 12 appartements. Ses habitants évoquent un effondrement du plafond du hall d'entrée et des fissures inquiétantes. Pourtant, un expert agréé auprès du tribunal avait visité l'immeuble le 18 octobre sans préconiser de l'évacuer.

Le minimum de réparation

De très nombreux immeubles du secteur de Noailles, ont été construits a la fin du XIXe siècle. Sans entretien depuis des décennies, certains tombent en ruines. "Ils sont occupés par la misère, estime Yves Baussens, président du comité d'intéret de quartier (CIQ) de Noailles. _J'ai demandé qu'il y ait une sorte de certificat pour savoir si ces bâtiments sont aux normes pour les louer. Parce que là, on achète un immeuble délabré, on fait le minimum de réparations, pourvu que ça rapport_e..."