Faits divers – Justice

Mandat d'arrêt contre le fils de Laurent Fabius aux Etats-Unis

Par Julien Baldacchino, France Bleu vendredi 30 octobre 2015 à 8:32

Thomas Fabius, en janvier 2014 au Parc des Princes
Thomas Fabius, en janvier 2014 au Parc des Princes © Maxppp

Thomas Fabius, le fils du ministre des Affaires Etrangères, est sous le coup d'un mandat d'arrêt aux Etats-Unis, a annoncé jeudi un procureur de l'Etat du Nevada. Il a contracté une énorme dette de jeu en signant pour 3,5 millions de dollars de chèques en bois, lors d'une soirée à Las Vegas.

Thomas Fabius est menacé d'arrestation s'il remet le pied sur le territoire américain. Jeudi, un porte-parole du bureau du procureur du comté de Clark (Nevada) a confirmé que le fils de Laurent Fabius fait l'objet d'un mandat d'arrêt, pour avoir distribué quelque 3,5 millions de dollars en chèques en bois. Le mandat d'arrêt n'est pas international, mais il concerne tout le territoire américain, pas seulement l'Etat concerné.

Ce mandat d'arrêt, dont l'hebdomadaire Le Point n'a révélé l'existence que jeudi, est en réalité valable depuis mai 2013. A l'origine de ce mandat, une plainte de l'Etat du Nevada contre Thomas Fabius, qui remonte à avril 2013 pour des faits commis en mai 2012, près d'un an plus tôt.

Des chèques d'un million de dollars

Dans la nuit du 15 au 16 mai 2012, Thomas Fabius, 33 ans, est en effet soupçonné d'avoir mené une folle nuit, enchaînant les chèques sans provision. A l'hôtel-casino de luxe The Palazzo, il signe trois chèques d'une banque italienne : l'un de 200.000 dollars, le suivant de 409.000 dollars, le dernier d'un million. L'homme d'affaires, qui dirige une société de conseil, a ensuite récidivé dans deux autres hôtels, cette fois avec un carnet de chèques de la Société Générale.

"Il savait que le chèque ne serait pas encaissé quand il serait présenté", a relevé la plainte de l'Etat du Nevada. Au total donc, un préjudice de 3,509 millions de dollars, soit environ 3,2 millions d'euros. Ce n'est pas la première affaire qui vise Thomas Fabius : en France, une information judiciaire contre X a été ouverte pour "faux, escroquerie et blanchiment" en 2013, concernant des mouvements de fonds qui auraient pu transiter par son compte bancaire.