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Dossier : Le zoo d'Amnéville dans la tourmente

Le fonds d'investissement Prudentia Capital s'empare du zoo d'Amnéville

Le zoo d'Amnéville est sauvé. La chambre commerciale du tribunal de Metz a accepté le plan de reprise du fonds d'investissement Prudentia Capital. Une société va être créée dans les prochains jours, Prudentia en détiendra 82%, l'actuel directeur Michel Louis restera actionnaire.

Prudentia va mettre 1,5 millions d'€ par an pour moderniser le zoo
Prudentia va mettre 1,5 millions d'€ par an pour moderniser le zoo © Radio France - François Pelleray

Il n'y avait plus vraiment de suspens autour du zoo d'Amnéville depuis l'aval de trois ministres (Travail, Ecologie, et Santé) mi-décembre qui ont accepté la transformation en société commerciale. Mais cette fois c'est officiel : le zoo d'Amnéville, endetté à hauteur de 53 millions d'euros et dans la tourmente après les révélations de France Bleu Lorraine, appartient désormais à Prudentia Capital. Le fonds d'investissement parisien qui n'a pas souhaité "parler à France Bleu", estime dans un communiqué que le zoo "retrouve des marges de manœuvre financières, préserve ses emplois et assure sa pérennité"

Pas de liquidation

La chambre commerciale du TGI de Metz a accepté la demande de modification du plan de redressement, a confié le zoo au seul repreneur en lice et donc écarté tout risque de liquidation judiciaire. 

Prudentia Capital a mis 10 millions d'euros sur la table, en échange, le fonds d'investissement obtient un effacement de 40 millions d'euros de la dette détenue par des banques. Reste un passif que Prudentia s'engage à apurer : 9,5 millions d'euros d'URSSAF, de TVA, de factures... et 4 millions d'euros de prime de participations qui n'ont pas été versés. 120 salariés ont attaqué le zoo devant les prud'hommes (dont le directeur Michel Louis). 

"La moins mauvaise solution"

Un acteur du dossier estime que Prudentia Capital est "la moins mauvaise solution". Le dossier était "insuffisant, pas très précis, avec des faiblesses mais il fallait préserver les 99 postes". Les décisions du fonds d'investissement sont très attendues car "ce sont des financiers qui n'ont jamais dirigé un zoo et c'est un sérieux problème" explique ce proche du dossier pourtant favorable au plan de reprise. 

"_C'est un soulagement pour son personnel, dévoué au bien-être animal et à la protection des espèces et dont les représentants élus ont approuvé ce projet_" estime Roland Germain, le président de Prudentia Capital. 

1,5 millions d'euros d'investissement par an

Prudentia Capital s'est engagé devant la chambre commerciale du TGI à investir 1,5 millions d'euros par an dans le zoo d'Amnéville d'abord pour redorer l'image du parc, ensuite pour moderniser les installations. Le fonds d'investissement doit aussi remettre aux normes le zoo "et il y a du boulot" explique un spécialiste, remettre en état des enclos, des bâtiments. 

Prudentia n'a pas dévoilé ses intentions en ce qui concerne Tiger World, la salle de spectacle de tigres de 1.900 places. Le zoo d'Amnéville a été exclu de l'EAZA en 2015, (l'association européenne des zoos) à cause de Tiger World et ne peut plus bénéficier d'échanges d'animaux. Pour beaucoup d'observateurs, construire Tiger World, qui a coûté 33 millions d'euros, a été "une bêtise".  

82% du capital pour Prudentia

Selon nos informations, une société va être créée dans les prochains jours au zoo d'Amnéville. Elle sera détenue à 82% par Prudentia et à 18% par plusieurs salariés (dont le dresseur de Tiger World Rémy Flachaire) et notamment par l'actuel directeur Michel Louis qui devrait rester en poste. 

La philosophie "reste celle des fondateurs : la protection d'espèces magnifiques évoluant en totale harmonie dans un environnement préservé" explique Dominik Zwerger, directeur général de Prudentia. 

Une petite partie des actifs hypothéqués

Pour apporter 10 millions d'euros, Prudentia capital va emprunter 5 millions à une banque. Une "faible" partie des actifs du zoo sera donc hypothéquée. Une partie de la clause d'inaliénabilité va être levée, cela permettrait à la nouvelle société de construire dans le parc, sachant qu'il y a 3 hectares de terrain disponible, "on sera très vigilant" explique un observateur avisé du dossier.  

Une arrivée "capitale" pour Michel Louis

Dans un communiqué transmis à France Bleu Lorraine, Michel Louis, le directeur et fondateur du zoo, estime que Prudentia va "aider à améliorer la gestion du parc par l'apport de compétences nouvelles et permettra à l'équipe du zoo d'agir encore plus efficacement sur l'amélioration continue de la qualité de vie des animaux, sur la sensibilisation et l'éducation du public, sur la conservation et la biodiversité".

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