Faits divers – Justice

SCB - OL / OGC Nice : la violence de Furiani au tribunal

Par Hélène Battini, Marion Galland et Marion Chantreau, France Bleu Azur et France Bleu RCFM lundi 15 mai 2017 à 9:16

Palais de justice de Bastia
Palais de justice de Bastia © Radio France - rcfm

Une série de procès autour du football et du SCB sont prévus ce lundi devant le tribunal correctionnel de Bastia. Une quinzaine de personnes vont être jugées suite aux incidents du match SCB-Lyon le 16 avril dernier mais également celui opposant le Sporting à l'OGC Nice en janvier.

16/04/2017 : SCB - OL

Incidents durant la rencontre SCB - OL du 16.04.2017 à Furiani - Maxppp
Incidents durant la rencontre SCB - OL du 16.04.2017 à Furiani © Maxppp - maxppp

Retour au tribunal pour les supporters du Sporting, ils seront quinze ce lundi matin à comparaître suite aux incidents ayant émaillés le match Bastia Lyon le 16 avril dernier. Certains sont poursuivis pour l"envahissement du terrain, d'autres pour violences en réunion, mis en examen au début du mois de mai, ils sont tous sous le coup d'un contrôle judiciaire et d'une interdiction de stade mais comparaitront libre. Trois autres supporters, dont deux ont été placé en détention provisoire, sont poursuivis pour des violences sur des joueurs lyonnais tout comme le stadier employé par la SISIS et le directeur de la sécurité du SCB, Anthony Agostini.

20/01/2017 : SCB - OGC Nice

Mario Balotelli attaquant OGC Nice  - Maxppp
Mario Balotelli attaquant OGC Nice © Maxppp - maxppp

Autre affaire étudiée ce lundi par le tribunal correctionnel, celle des cris de singes à l'encontre de Mario Balotelli. L'attaquant niçois avait été la cible de cris racistes le 20 janvier dernier à Furiani. Le club avait déjà été sanctionné par la commission de discipline, un point en moins avec sursis et trois matches de fermeture pour la tribune est. Cette fois c'est l'auteur présumé des cris de singe qui comparait devant la justice. Il s’agit d’un quadragénaire, abonné depuis plusieurs années en tribune Est et qui s'était lui-même dénoncé après les appels passés par le club. Il s'était vu désactiver son abonnement et interdire de stade par le SCB.

Prévenir plutôt que guérir…

La LICRA, association qui lutte contre le racisme, l'antisémitisme et les discriminations, avait déposé plainte auprès du parquet de Bastia et s'est portée partie civile au procès. Ces injures racistes de supporters sont une plaie pour le football, rappelle Alexandre AIMO BOOT, président de la Licra Côte d'Azur. Depuis cet événement, l'association intervient auprès des clubs et des joueurs professionnels.

« Pousser des cris de singes quand on voit un joueur de football, c’est éminemment un acte raciste, c’est toujours honteux et on doit toujours réagir. Le problème aujourd’hui c’est que la parole raciste s’est libérée. Il faut savoir que suite à cet incident, la fédération française de football professionnel a décidé de prendre en main la problématique du racisme dans les stades. Elle a contacté la LICRA nationale et régionale, afin que nous allions faire des formations, aux cadres des clubs professionnels et aux jeunes footballeurs, souvent issus de l’immigration ou qui viennent de l’étranger… leur dire que tout le monde ne fonctionne pas comme ça, leur apprendre à gérer le problème en sachant que derrière il y a des possibilités juridiques. »

Le jugement du supporter bastiais devrait être rendu ce lundi soir.