Faits divers – Justice

Le forcené de Merten a été retrouvé mort : sans doute un suicide

Par Cécile Soulé, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu dimanche 19 mars 2017 à 16:06

Fin de l'intervention des forces de l'ordre dans ce quartier de Merten où le forcené s'était retranché
Fin de l'intervention des forces de l'ordre dans ce quartier de Merten où le forcené s'était retranché © Radio France - Cécile Soulé

L'homme qui s'était retranché samedi, avec plusieurs armes de guerre non déclarées dans sa maison à Merten, a été retrouvé mort dimanche midi par le GIGN. Selon les premiers éléments sur place, l'homme se serait suicidé. D'après son entourage, il souffrait d'être au chômage.

Il n'y a pas eu d'issue heureuse pour le forcené de Merten. Après 24 heures d'attente, cet habitant de 35 ans s'est suicidé ce dimanche, selon les premiers éléments de l'enquête. L'homme décrit comme fragile s'était retranché samedi midi chez lui, dans un quartier pavillonnaire, avec des armes, et après avoir tiré plusieurs coups de feu. Il n'y a pas eu de blessé. Un périmètre de sécurité avait été mis en place. Le GIGN de Reims, dépêché sur place samedi soir, a investi la maison ce dimanche midi et a retrouvé l'homme mort. Les négociateurs de la gendarmerie avaient perdu tout contact avec lui dans la nuit de samedi à dimanche. Une enquête a été ouverte par le parquet de Metz pour établir formellement les causes du décès.

Il détenait des armes de guerre, illégalement" - Le sous-préfet de Sarreguemines

Cet homme semblait très attiré par les armes et en avait un certain nombre en sa possession. Un ami à lui évoque un fusil à pompe, un pistolet mitrailleur, des carabines. Le sous-préfet de Sarreguemines n'en a pas précisé le nombre, mais parle de plusieurs armes. Aucune en tout cas n'avait été déclarée en préfecture, précise Christophe Salin: "C'étaient essentiellement des armes qu'on peut qualifier d'armes de guerre, toutes illégalement détenues. L'enquête judiciaire le dira, mais toutes les apparences sont là pour indiquer un suicide, puisque les forces de gendarmerie n'ont tiré aucune munition".

Selon le maire de Merten, l'homme était "dépressif". D'après plusieurs témoignages recueillis dans le voisinage, il souffrait d'être au chômage, après un licenciement économique. Le trentenaire habitait chez ses parents, dans un studio aménagé en sous-sol de leur maison, mais leurs relations étaient visiblement tendues.

Dans ce village paisible de 1.500 habitants à la frontière franco-allemande, la population ne s'attendait pas à un tel scénario, comme en témoigne ce voisin :

Ce voisin témoigne: "C'est un événement très rare ici, le quartier est très calme"