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Faits divers – Justice

Le forcené du commissariat de Tulle aurait agi par désespoir

mercredi 29 novembre 2017 à 19:22 Par Philippe Graziani, France Bleu Limousin et France Bleu

On en sait un peu plus sur l'homme qui s'était retranché mercredi matin dans le commissariat de Tulle. Et sur les circonstances qui l'ont amené à s'introduire dans le commissariat disant qu'il portait des explosifs et menaçant de tout faire exploser. Il s'agirait d'un acte désespéré.

Les hommes du Raid de Toulouse et Bordeaux sont intervenus. Ce sont eux qui ont neutralisé l'individu
Les hommes du Raid de Toulouse et Bordeaux sont intervenus. Ce sont eux qui ont neutralisé l'individu © Maxppp - Agnès Gaudin

Tulle, France

L'homme qui s'est retranché durant plus de 4 heures dans le commissariat de Tulle ce mercredi est un Tulliste de 48 ans. Son nom n'a pas été communiqué par la procureure de la République. Mais Agnès Aubouin évoque une piste privilégiée. Il s'agirait d'un "passage à l'acte". L'homme aurait agi "pour des raisons d'ordre exclusivement personnelles, puisque sa compagne lui avait annoncé hier son intention de le quitter". Agnès Aubouin confirme également qu'il n'est pas connu de la justice. Seule une suspicion de violences conjugales avait été déclarée en juin dernier mais n'avait pas été avérée.

Il prend des médicaments.

Il a en outre des problèmes de santé, physiques et surtout psychologiques. Il aurait dit lui même lors des quelques échanges qu'il a eus avec les négociateurs du Raid, lorsqu'il était retranché dans le sas du commissariat, qu'il prenait des médicaments. Mais on ne sait pas encore s'il a agi sous l'emprise de quelques produits. Il devait être entendu dès mercredi soir. L'enquête ouverte par la justice est criminelle. L'homme est poursuivi pour tentative d'assassinat avec préméditation.

Je vais me faire péter"

L'homme avait effectivement des armes et une ceinture d'explosifs, factices ou non la procureure ne confirme rien. Mais cela ne semble faire aucun doute. Il a proféré des menaces de mort contre les quatre policiers présents dans le commissariat à son arrivée. C'est lui qui a annoncé qu'il allait sortir. Il avait donné un ultimatum pour 8h30. Il a dit qu'il allait sortir et "se faire péter". Il a réussi à passer le sas d'entrée du commissariat. Il a ensuite trouvé la sortie arrière du bâtiment. Il s'est aussitôt dirigé vers les hommes du Raid. Pour exclure tout risque, et comme le veut la procédure, les forces spéciales de la police ont ouvert le feu immédiatement. L'homme a été légèrement blessé à la jambe. Une blessure qui n'empêchait pas, a précisé la procureure, sa mise en garde à vue dès la fin de ses soins.