Faits divers – Justice

Le frère de l'ex-boucher de Bègles vainqueur de l'Euro Millions devant la justice

Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde jeudi 24 octobre 2013 à 7:00

Pascal Brun, artisan boucher à Bègles, vainqueur de l'Euromillions en 2004 (image d'archive)
Pascal Brun, artisan boucher à Bègles, vainqueur de l'Euromillions en 2004 (image d'archive) © Maxppp

La justice doit se prononcer ce jeudi à Versailles, sur le litige qui oppose une filiale de la banque suisse UBS, à Stéphane Brun, et son frère Pascal, l'ex-boucher de Bègles, vainqueur de l'Euro Millions en 2004.

La cour d'appel de Versailles doit trancher ce jeudi le bras de fer qui oppose Stéphane Brun, le frère de Pascal, l'ex-boucher de Bègles  à la banque suisse UBS. Il avait empoché 26 millions d'euros à l'Euro Millions en 2004.

Stéphane Brun réclame 5,4 millions d'euros d'indemnisations pour avoir mal été conseillé dans une opération immobilière . En 2005, Pascal Brun avait aidé son frère Stéphane, buraliste, à racheter l'hôtel Victoria de Grasse dans les Alpes-Maritimes, en se portant garant de l'emprunt , avec l'objectif de revendre le bien rapidement en dégageant une confortable plus-value.

"J'ai eu affaire à une bande organisée d'escrocs. UBS m'a assuré que cette personne était milliardaire, or elle n'était pas solvable. La banque n'a rien vérifié." —Stéphane Brun, avant l'audience le 1er juillet

Stéphane Brun choisit, parmi les acquéreurs proposés par UBS Immobilier mandatée pour l'opération , la société FGOMES dirigée par Fernando de Almeida Gomes prétendument richissime . Mais l'affaire tourne au fiasco : FGOMES ne consigne jamais la caution, ne paie pas les loyers. L'entreprise est mise en liquidation judiciaire en 2007 , et l'homme est placé en faillite personnelle .

C'est la 4e fois que la justice examine cette affaire . En 2010, le tribunal de commerce de Paris avait condamné UBS Immobilier à 312.000 euros de dommages et intérêts, pointant du doigt la "grande négligence" de la filiale de la banque suisse . Ce jugement avait été infirmé en mars 2011 par la cour d'appel de Paris. Et l'an dernier, la Cour de cassation avait cassé l'arrêt et renvoyé l'affaire devant la cour d'appel de Versailles.

C'est la 4ème fois que la justice examine cette affaire