Faits divers – Justice

Le gang des camping-cars devant le tribunal de Dijon

Par Marion Bargiacchi, Thomas Nougaillon et Philippe Renaud, France Bleu Bourgogne jeudi 28 janvier 2016 à 6:22

60 personnes attendent le jugement du gang des camping-cars
60 personnes attendent le jugement du gang des camping-cars © Maxppp

Trois hommes âgés de 30 à 40 ans sont soupçonnés d'une soixantaine de vols à la roulotte commis entre novembre 2014 et mai 2015 sur des aires d'autoroutes entre Lille et Marseille. Les gendarmes de le section de recherche de Dijon les ont retrouvé. Leur procès s'ouvre ce jeudi à Dijon (Côte-d'Or).

C'est sur l'autoroute A6 que débute cette série de vols. Les occupants d'un camping-car, sont détroussés dans leur sommeil sur l'aire de repos de Brognon. Rapidement les enquêteurs identifient trois personnes, originaires du Maghreb. Des individus qui semblent agir de façon régulière sur l'ensemble du réseau autoroutier du Nord et du Grand Est. Les gendarmes découvrent qu'ils ciblent les camping-cars mais aussi les camions des routiers dont ils forcent les portes durant la nuit.

Les personnes sont contraintes à remettre argent liquide, bijoux, téléphones, cartes bleues ou ordinateurs. Âgés de 30 à 40 ans, les membres du gang des campings cars finissent par être interceptés à Lançon de Provence près de Marseille. Le cerveau de la bande parvient à fausser compagnie aux gendarmes. Il sera arrêté deux semaines plus tard à la sortie d'un restaurant marseillais.

Dominique Lambert, commandant de le Section de recherche explique les faits

Les trois hommes seraient les auteurs de pas moins d'une soixantaine de vols à la roulotte sur les aires d'autoroutes entre Lille et Marseille. En situation irrégulière en France, n'ayant pas d'adresses précises et toujours en mouvement, il n'a pas été aisé de les localiser. Ce qui explique que les enquêteurs de la gendarmerie aient mis plus de sept mois à les arrêter.

Dominique Lambert dresse le profil des accusés

Une soixantaine de victimes ont déposé plainte, pour la plupart étrangères. La justice a fait appel à de nombreux interprètes pour ce procès qui s'ouvre à neuf heures.

Partager sur :