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Faits divers – Justice

Le gérant et deux commerciaux d'une entreprise de rénovation de Joué-lès-Tours condamnés pour abus de faiblesse

lundi 9 janvier 2017 à 16:29 Par Boris Compain, France Bleu Touraine

Dix clients de l'entreprise jocondienne EDH 37 ont porté plainte. Le procès a révélé des méthodes commerciales plus que discutables. Le gérant et les deux commerciaux de cette entreprise placée en liquidation sont condamnés pour abus de faiblesse.

Le tribunal correctionnel de Tours interdit définitivement aux 3 hommes de travailler dans le domaine de la rénovation ou de l'habitat
Le tribunal correctionnel de Tours interdit définitivement aux 3 hommes de travailler dans le domaine de la rénovation ou de l'habitat © Maxppp - Maxppp

Indre-et-Loire, France

Ils ont arnaqué une dizaine de personnes âgées en leur vendant des travaux de rénovation, souvent inutiles, pour des prix exhorbitants.

Le tribunal correctionnel de Tours a condamné lundi, pour abus de faiblesse, le gérant et deux commerciaux d'une entreprise de Joué-les-Tours, EDH37, aujourd'hui en liquidation judiciaire.

Dix clients se sont portés partie civiles après avoir payé des travaux parfois inutiles à des tarifs exhorbitants

Le gérant de cette entreprise écope de 18 mois de prison avec sursis. Les deux commerciaux sont condamnés à 10 mois avec sursis. Les trois hommes ont également l'interdiction définitive d'exercer une activité en lien avec la rénovation ou l'habitat. Ils n'ont plus le droit non plus de gérer ou d'administrer une société commerciale dans les 5 ans qui viennent.

Il faut dire qu'au cours des 9 heures du procès du gérant et des deux commerciaux d'EDH 37, au mois d'octobre, on a eu l'impression de lire le manuel du parfait petit arnaqueur. Ca commence par le choix des victimes : uniquement des gens de plus de 64 ans, soumis à un démarchage très insistant. Les clients croient signer un devis gratuit : erreur, en fait, ce qu'ils signent les engage, parfois pour des montants de travaux bien au-delà de leur capacité de financement : Un retraité avec 1 000 euros de pension par mois se retrouve avec des mensualités de 950 euros à rembourser.

Des victimes fragiles, malades ou dépassées : certaines confondent les euros et les francs

Les commerciaux rédigent souvent eux-même les demandes de crédits, pour ces personnes fragiles ou malades, dont certaines confondent les euros et les francs. Un avocat a calculé que les 40 000 euros de travaux payés par son client auraient du lui couter quatre fois moins cher.

Outre la condamnation à de la prison avec sursis, et l'interdiction à vie d'exercer dans le domaine de l'habitat ou de la rénovation, les trois hommes ont l'obligation de travailler, pour pouvoir indemniser les victimes. Au total, ils devront leur verser près de 100 000 euros, en réparation du préjudice. En plus de tout ça, le gérant est condamné à 20 000 euros d'amende, et les deux commerciaux à 10 000 euros chacun.