Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Le gilet jaune blessé samedi à Charleville-Mézières a perdu son œil

jeudi 28 mars 2019 à 23:31 Par Alexandre Blanc, France Bleu Champagne-Ardenne

Olivier Fostier, 49 ans, a été touché par un projectile lors d'une manifestation des gilets jaunes à Charleville-Mézières, samedi 23 mars 2019. Après 5 jours d'hospitalisation, le verdict est tombé : son œil droit ne recouvrera pas la vision. Le gilet jaune compte porter plainte.

Olivier Fostier, gilet jaune, a perdu son oeil lors d'une manifestation à Charleville-Mézières
Olivier Fostier, gilet jaune, a perdu son oeil lors d'une manifestation à Charleville-Mézières - Olivier Fostier

Charleville-Mézières, France

Le gilet jaune blessé lors de la manifestation du samedi 23 mars 2019 à Charleville-Mézières a perdu son œil. Responsable départemental du parti « Les Patriotes » dans les Ardennes, cet homme de 49 ans assure avoir toujours défilé pacifiquement. Il en est sûr : sa blessure provient des forces de l'ordre. « Un tir de flash-ball ou une grenade de désencerclement »

Comme c'est régulièrement le cas depuis le 17 novembre 2018, la manifestation des gilets jaunes du 23 maris est le théâtre de dégradations et de confrontations avec les forces de l'ordre. Le préfet des Ardennes déplore, une nouvelle fois, des jets de projectiles et de pétards.  

Le jour où tout a basculé

Rue Forest, 16h30, gendarmes et policiers protègent l'avenue Jean-Jaurès qui conduit au commissariat. Olivier Fostier ne voit pas d'où provient le tir qui le blesse, mais il est certain que les forces de l'ordre en sont l'auteur. «Un habitant à sa fenêtre a pris à partie des manifestants qui, apparemment, l'ont insulté. Peut-être que les policiers cherchaient à disperser ce groupe », témoigne le gilet jaune blessé. Lui assure avoir toujours défilé pacifiquement, sans se livrer à un quelconque délit.

Le gilet jaune Olivier Fostier devra subir encore des opérations pour éviter que son visage ne s'affaisse - Aucun(e)
Le gilet jaune Olivier Fostier devra subir encore des opérations pour éviter que son visage ne s'affaisse - Olivier Fostier

J'étais au mauvais endroit au mauvais moment » - Olivier Fostier, gilet jaune blessé

Les sapeurs-pompiers transportent le blessé vers l'hôpital Manchester de Charleville-Mézières. Il est ensuite évacué vers le CHU de Reims où il restera hospitalisé 5 jours. Le gilet jaune se retrouve mutilé à vie : « L'oeil droit est fichu et plusieurs opérations auront lieu pour éviter un affaissement de la face car l'os qui soutient l'orbite est fracturé ».  

Les jours d'après 

Ancien militaire, Olivier Fostier n'en veut pas aux forces de l'ordre. « La police exécute les ordres, ce qui est normal. Leur sécurité était peut-être mise en jeu à un autre endroit du défilé, je ne saurais pas dire ». 

Responsable départemental du parti Les Patriotes, c'est surtout vers le gouvernement que se dirige la rancoeur du gilet jaune meurtri dans sa chair. « Pourquoi attendre encore le 8 avril pour annoncer des mesures qui, peut-être, ne vont pas satisfaire les gens ? On a l'impression qu'on laisse couver la cocotte-minute »

Mobilisé depuis le 17 novembre, Olivier Fostier ne remettra pas un pied dans une manifestation immédiatement : « J'appelle les gens qui avaient l'esprit de vengeance à se mobiliser massivement, dans une attitude pacifique et respectueuse des choses et des valeurs de nos communes ».  

Olivier Fostier compte porter plainte. De son côté, la police  assure que rien ne permet pour l'instant de déterminer avec certitude ce qui est à l'origine de sa blessure. Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes dans les Ardennes, la Préfecture dénombre 35 blessés dont 23 fonctionnaires des forces de sécurité.