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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : sorti de garde à vue, Éric Drouet dénonce une opération politique

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu, France Bleu Paris

Éric Drouet, figure des "gilets jaunes", est sorti jeudi de garde à vue au lendemain de son arrestation à Paris, qu'il a décrite devant la presse comme une opération politique. Il sera jugé le 15 février prochain.

Eric Drouet à la sortie de sa garde à vue jeudi
Eric Drouet à la sortie de sa garde à vue jeudi © AFP - Bertrand GUAY / AFP

"Tout ce qui se passe ici, c'est politique" : Éric Drouet, figure médiatique des "gilets jaunes" a estimé jeudi que son arrestation relevait du "jamais vu", à sa sortie de garde à vue, après avoir été interpellé mercredi soir près des Champs-Elysées.

"Ce n'était pas une manifestation, c'était un rendez-vous au restaurant"

"Ce n'était pas une manifestation, c'était un rendez-vous au restaurant", a expliqué le chauffeur routier de 33 ans convoqué au tribunal de Paris le 15 février prochain. 

Il sera jugé pour des chefs d'organisation de manifestations sur la voie publique sans autorisation.

Venu déposer des bougies en hommage aux blessés du mouvement

Éric Drouet, qui est l'un des initiateurs de la première mobilisation nationale des "gilets jaunes" le 17 novembre, a été arrêté alors qu'il se dirigeait vers les Champs-Elysées où il avait appelé d'autres sympathisants à se rassembler. Avec une cinquantaine de personnes, il était venu déposer des bougies place de la Concorde, en hommage aux blessés du mouvement des "gilets jaunes".

Ce soir, on veut choquer l'opinion publique " - Éric Drouet sur Facebook mercredi 

Un peu plus tôt dans l'après-midi, ce chauffeur routier pour lequel le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a dit sa "fascination" avait appelé dans une vidéo sur Facebook  à mener une "action" sur la célèbre artère parisienne. "Ce soir, on va pas faire une grosse action mais on veut choquer l'opinion publique. Je sais pas s'il y en aura qui seront avec nous sur les Champs. On va tous y aller sans gilets", disait-il.

Une arrestation "injustifiée et arbitraire" pour son avocat

L'avocat d'Éric Drouet, Maître Khéops Lara, a réagi à cette arrestation ce jeudi. "Au regard des éléments du dossier que j’ai pu connaître, l’arrestation et la garde à vue d'Éric Drouet sont totalement injustifiées et arbitraires", estime-t-il  dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux. 

Selon lui, le "crime" d'Éric Drouet mercredi soir a été de déposer "des bougies sur la place de la Concorde à Paris en hommage aux victimes gilets jaunes décédées pour des motifs variés à l'occasion des manifestations et de l'occupation des ronds-points". "Puis d'avoir voulu se réunir avec quelques proches et amis dans un endroit privé, un restaurant notamment, pour discuter et échanger", a-t-il poursuivi, ajoutant que le tout s'était fait "sans violence, sans haine".

Déjà arrêté le 22 décembre 

Le 22 décembre, Eric Drouet avait déjà été interpellé lors de l'Acte VI des manifestations à Paris pour "port d'arme prohibé", une matraque, et sera jugé le 5 juin en correctionnelle.  Il avait également suscité une controverse en appelant sur BFMTV à "rentrer" dans l'Elysée. S'il s'en est ensuite défendu, sa déclaration a sur le coup semblé appeler au renversement des institutions, ce qui lui a valu une audition par la police. 

Jean-Luc Mélenchon et Benjamin Cauchy dénoncent une "police politique" 

Dans un tweet, Jean-Luc Mélenchon a réagi à cette nouvelle arrestation: "De nouveau Éric Drouet interpellé. Pourquoi ? Abus de pouvoir. Une Police politique cible et harcèle désormais les animateurs du mouvement gilet jaune", estime le leader de La France insoumise.

Benajmin Cauchy, autre figure médiatique des "gilets jaunes", dénonce également une "police politique". "Malheureusement, j'ai l'impression que le gouvernement veut radicaliser le mouvement", a-t-il estimé sur franceinfo mercredi soir. "L'éxécutif ne fait que mettre de l'huile sur le feu. Ils viennent de remettre une pièce dans le jukebox et la chanson des gilets jaunes va continuer à chanter, ça c'est sûr !" "La fermeté érigée en porte-drapeau lors de l'intervention du 31 décembre d'Emmanuel Macron se traduit par une police politique", a-t-il affirmé.