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Faits divers – Justice
Dossier : Mouvement des gilets jaunes

Gilets jaunes : le gouvernement veut-il empêcher les observateurs d'observer ?

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Par , France Bleu Hérault

Ce lundi, dans les locaux de la LDH à Montpellier, étaient réunis les membres des Observatoires des pratiques policières ou de défense des libertés publiques de plusieurs villes de France. Ils dénoncent les violences et intimidations dont ils sont victimes de la part de la police et de la justice.

Policier qui lève la matraque devant un manifestant
Policier qui lève la matraque devant un manifestant © Maxppp -

Montpellier, France

La Ligue des droits de l'Homme réunissait ce lundi matin dans ses locaux à Montpellier, des membres des Observatoires des pratiques policières ou de défense des libertés publiques de Lille, Nantes, Toulouse, Nice et Perpignan. Ils se sont réunis pour partager leurs observations faites lors des manifestations de ces dernières années en France (grosso modo depuis l'instauration de l'état d'urgence). L'état de la liberté de manifestation est particulièrement inquiétant selon eux, au regard du durcissement de l'évolution législative depuis plusieurs années. 

"Avant, on constatait parfois des violences liées à une bavure. Aujourd'hui, on relève des violences systématiques sur les manifestants, mais aussi sur les observateurs. Il y a une volonté d'instrumentaliser la police et la justice pour faire taire le mouvement social, mais aussi  les observateurs qui rapportent  des informations indépendantes sur ce qui se passe au sein des manifestations", explique Sophie Mazas présidente de la LDH à Montpellier. 

"À Toulouse, on déplore 24 blessés graves (côtes fracturées, points de sutures) chez les observateurs." 

Sophie Mazas présidente de la LDH à Montpellier

Une observatrice de Montpellier à la barre du tribunal 

Le cas de l'observatrice de la "Legal Team" de Montpellier, Camille Halut, est symptomatique, selon eux, des dérives dénoncées. En cinq mois, elle a subi 56 heures de garde à vue. Elle doit être jugée ce mardi matin par le tribunal correctionnel de Montpellier pour "entrave à la circulation" alors qu'elle observait une manifestation des gilets jaunes le 7 avril sur l'A709. 

Six observateurs étaient présents ce jour-là et elle seule a été arrêtée. "Ce n'est pas un hasard, mais parce que son travail dérange. Lorsque, en février, le Conseil d'État a rendu une décision sur le lanceur de balles de défense (LBD 40) indiquant que les tirs dans le visage sont non réglementaires, il s'est appuyé sur les constatations effectuées par Camille Halut", ajoute Sophie Mazas. Samedi dernier, l'obeservatrice aurait reçu cinq coups de bouclier violents d'un policier alors qu'elle ne gênait pas l'opération de maintien de l'ordre.

Alain Ottan avocat de l'observatrice Camille Halut

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