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Faits divers - Justice

Le Grenelle des violences conjugales mobilise tous les acteurs de la Loire

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Vendredi dernier, la préfecture de la Loire a réuni à Montrond-les-Bains l'ensemble des intervenants, police gendarmerie et parquet, mais aussi les associations qui œuvrent pour l'accompagnement ultérieur des victimes.

Prés de 200 acteurs de la lutte contre les violences conjugales réunis à Montrond les Bains
Prés de 200 acteurs de la lutte contre les violences conjugales réunis à Montrond les Bains © Radio France - Yves Renaud

saint etienne

Parmi les intervenants de cette journée d'échange autour des violences conjugales, Chloé Buchet, elle est psychologue attachée au commissariat de Saint-Étienne Fauriel. Son rôle commence dès que les policiers de terrain ont identifié un cas de violence conjugale. 

Au-delà de l'enquête, c'est à elle de prendre contact avec le couple et de lancer l'accompagnement social. Pas toujours facile avec des victimes qui ne sont pas toujours conscientes de leur état de victime. "Il faut déjà la nommer cette violence, beaucoup de victimes n'ont pas conscience qu'il y a à un moment donné des faits de violence. C'est sur ça qu'on commence à travailler. Elles sont soumises, elles se sentent inférieures, il n'y a que les mots de l'agresseur dans leur tête."

Le lien entre les forces de l'ordre et les associations est absolument nécessaire et il faut encore le renforcer pour qu'au-delà de la révélation des violence et de l'enquête,  elles puissent être mieux prises en charge. 

On constate que souvent on travaille chacun de son coté. Les dispositifs existent mais on est en manque de communication. On crée du lien tout simplement et on facilite les relations avec les associations - le commandant Claude Hernando de l’Etat-Major de la police de la Loire

Pour le procureur de la République de Saint-Étienne, David Charmatz, pas de doute à avoir, il faut à la fois soigner la prise en charge judiciaire des victimes pour éloigner le conjoint violent, mais dans le même temps assurer à la victime, une femme dans plus de 90% des cas, un accompagnement psycho-social pour lui permettre de retrouver rapidement une autonomie avec ses enfants.

Dans la salle, de nombreux représentants des forces de l'ordre - Radio France
Dans la salle, de nombreux représentants des forces de l'ordre © Radio France - Rodolphe Montagnier

La prise en compte des cas de violences conjugales est plutôt satisfaisante dans la Loire. Même si tous les intervenants sont d'accord pour expliquer qu'on peut sans doute encore faire mieux. C'était d'ailleurs l'objet de cette journée de réflexion inter services autour du Grenelle national des violences conjugales.

Parmi les améliorations possibles, les gendarmes par exemple travaillent en amont sur la prise en compte des victimes et se forment spécifiquement à ce type d'intervention. Le procureur de la République de la Loire, David Charmatz, a également souhaité que les interventions sociales autour des victimes puissent être communiquées aux juges au moment des audiences pénales ou aux assises. 

L'association "SOS violences conjugales" a, de son coté, suggéré que la justice puisse utiliser plus souvent les ordonnances de protection qui interdisent aux agresseurs de s’approcher de leurs victimes pour éviter les récidives.

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© Visactu
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