Faits divers – Justice

Le gynécologue André Hazout condamné à huit ans de prison pour viols

France Bleu vendredi 21 février 2014 à 8:43

Le docteur André Hazout, à son arrivée au palais de justice de Paris
Le docteur André Hazout, à son arrivée au palais de justice de Paris © MaxPPP

André Hazout a été condanmé jeudi soir à huit ans de prison par la cour d'assises de Paris. Le gynécologue, mondialement reconnu, était accusé de viols et d'agressions sexuelles sur six patientes. Il ne pourra plus exercer. Son avocat a fait savoir qu'il ferait appel.

La cour d'assises de Paris a dit "oui" à toutes les questions sur la culpabilité d'André Hazout. Le célèbre gynécologue a été condamné, jeudi soir, à huit ans de prison, pour viols et agressions sexuelles sur six de ses patientes. Âgé de 70 ans, il était arrivé libre au tribunal, et s'est vu passer les menottes dès l'annonce du verdict.

Le verdict est plus souple que ne l'était la réquisition de l'avocate générale, qui avait requis 12 ans de réclusion criminelle. La défense du médecin avait, de son côté, demandé que le Dr Hazout ne soit condamné que pour les agressions sexuelles qu'il avait reconnues et non pour les viols, toujours niés.

"Je veux demander pardon à ces femmes "

André Hazout a également été condamné à une interdiction définitive d'exercer. La responsabilité du Conseil départemental de l'ordre des médecins de Paris a également été soulignée lors du procès : alerté par des signalements de victimes pendant vingt ans, il n'a pas réagi. Car en plus des six agressions pour lesquelles le gynécologue était jugé, une trentaine d'autres patientes avaient porté plainte, mais pour des faits prescrits.

Avant la délibération des juges, le praticien avait formulé des excuses : "je réalise tout le mal que j'ai pu engendrer sans le vouloir, sans m'en rendre compte, et je veux demander pardon à ces femmes, à mon épouse et à mes pairs ". Au sortir du procès, l'une des victimes a déclaré : "Ce jugement nous permet de sortir la tête haute et il y a aujourd'hui du sourire derrière mes larmes ".

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