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Faits divers – Justice DOSSIER : LE + INFO de France Bleu Bourgogne

LE + INFO - Journée "justice morte" à Dijon pour protester contre la réforme judiciaire

mercredi 14 février 2018 à 19:40 Par Anne Pinczon du Sel, France Bleu Bourgogne

La réforme de la justice portée par la ministre Nicole Belloubet ne convainc pas les avocats, les greffiers et les magistrats côte-d'oriens. Ils ont décidé de suivre le mouvement de protestation national ce jeudi, les tribunaux du département devraient donc tourner au ralenti.

Les avocats, les magistrats et les greffiers ont rendez-vous à 10h devant le tribunal
Les avocats, les magistrats et les greffiers ont rendez-vous à 10h devant le tribunal © Radio France - Anne Pinczon du Sel

Côte-d'Or, France

Les avocats se mettent en grève générale pendant deux jours. Les greffiers et les magistrats veulent une journée "justice morte" et devraient donc accepter toutes les demandes de renvoi pour les audiences prévues ce jeudi dans les tribunaux côte-d'oriens. C'est pour protester contre la réforme judiciaire annoncée par la garde des Sceaux Nicole Belloubet. 

Disparition de la Cour d'appel de Dijon ? 

Ce projet, trop flou et mené au pas de charge d'après les avocats, inquiète les professionnels de la justice. Ils craignent notamment la réforme de la carte judiciaire, qui pourrait entraîner le transfert de certaines compétences de la Cour d'Appel de Dijon. Pour le bâtonnier Dominique Clémang, "Dijon devrait conserver les affaires sociales, mais où va partir le pénal ? A Besançon ? A Nancy ? Si c'est le cas, ça veut dire que les justiciables devront se déplacer loin pour être jugés, et que les avocats ne pourront pas forcément suivre les dossiers de leurs clients." 

Le passage au numérique, solution au manque de moyens ? 

En France la justice ne coûte que 64 euros par an et par habitant, c'est bien moins que dans la plupart des pays européens. A Dijon, il manque en ce moment au moins six ou sept magistrats qui ne sont pas remplacés. Un manque de moyens financier et humain que dénoncent les avocats et les magistrats. Pour eux le passage au tout numérique ne réglera pas le problème : "si les informations récoltées grâce à l'informatique ne peuvent pas être traitées correctement derrière par des humains, ça ne va pas arranger l'engorgement des tribunaux, affirme Dominique Clémang.

"Et puis les "petits" contentieux, ceux qui ne dépassent pas les 10 000 euros pourraient à terme être _traités par des entreprises privées_, qui répondent aux problèmes juridiques par des algorithmes, ça nous inquiète évidemment, parce que le droit n'est pas quelque chose de figé, que la justice doit rester publique, rendue par des êtres humains, et accessible à tous." 

  • LE + INFO - à écouter sur France Bleu Bourgogne à 6h45, 7h10, 8h20 et 8h40