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Le kiné poursuivi pour agression sexuelle sur une patiente, relaxé par le tribunal du Mans

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Par , France Bleu Maine
Le Mans, France

La justice a prononcé la relaxe d'un masseur-kinésithérapeute ce lundi 6 juillet. Il était poursuivi pour "agression sexuelle sur personne vulnérable", en l’occurrence, une patiente handicapée mentale. La fin d'une affaire qui a commencé en 2010.

Les juges ont estimé ne pas disposer d'éléments suffisants pour condamner le prévenu
Les juges ont estimé ne pas disposer d'éléments suffisants pour condamner le prévenu © Radio France - Alexandre Chassignon

On ne saura sans doute jamais ce qui s’est passé il y a dix ans dans l’intimité de ce cabinet de kinésithérapie d'Allonnes. Dix ans que la plaignante affirme avoir été pénétrée à son insu, dix ans que le praticien dément le moindre attouchement. Le tribunal du Mans vient de prononcer ce lundi 6 juillet la relaxe, pour ce masseur kinésithérapeute poursuivi pour "agression sexuelle sur personne vulnérable".

La plainte de la patiente avait déjà été classée sans suite en 2011 et les juges estiment encore aujourd'hui ne pas disposer d'éléments suffisants. Il faut dire que dans cette affaire, c'est parole contre parole.

Deux versions qui s'opposent depuis 10 ans

D'abord, la parole d’une femme vulnérable. Elle a 48 ans au moment des faits. Cette femme, handicapée mentale, qui se déplace aujourd'hui à l'aide d'une canne, affirme qu’en 2010 son kiné a introduit en elle quelque chose. Quoi ? Elle ne sait pas vraiment. Comment ? Elle ne sait plus. Était-elle assise ou allongée au moment des faits ? Qui a dégrafé son soutien-gorge et retiré sa culotte ? Les détails au fil des interrogatoires sont contradictoires. Elle sait juste qu’elle a eu mal au vagin, qu'on la pénétrée. Dix ans qu'elle martèle ces accusations, que sa famille et sa monitrice du centre social la soutiennent.

Des éléments troublants

Lui, alors âgé de 26 ans, reçoit cette patiente jusqu’à deux fois par semaine dans son cabinet. Droit comme un i, la voix grave, imperturbable, il conteste en bloc. D'ailleurs, les témoignages de ses autres patientes vont dans son sens. Toutes évoquent un professionnel sans le moindre geste ou propos déplacé. 

Pourtant, certains éléments sont troublants. Comme cette petite plaie sur le sexe de la patiente ou encore cette trace de sang dans sa culotte. S'agit-il de menstruations ou est-ce la conséquence d'une blessure ? L'origine reste inconnue. Il y a aussi ce bandeau noir que le kiné a placé sur les yeux de la malade pendant la consultation, lors d'exercices de respiration. Des éléments intrigants mais insuffisants pour les juges qui ne peuvent condamner un prévenu sur de simples paroles.

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