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Faits divers – Justice

Le lent retour à la normale à la prison de Condé-sur-Sarthe

lundi 25 mars 2019 à 19:11 Par Nolwenn Le Jeune, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) et France Bleu

Trois semaines après l'attaque terroriste, la vie commence à reprendre son cours normal à l'intérieur. Les surveillants ont obtenu la fouille systématique des visiteurs avant les parloirs. Mais beaucoup d'agents sont encore en arrêt. Et le mouvement va laisser des traces dans la prison.

L'établissement a été fouillé le week-end dernier, et le retour à la normale s'effectue progrerssivement.
L'établissement a été fouillé le week-end dernier, et le retour à la normale s'effectue progrerssivement. © Radio France - Nolwenn Le Jeune

Condé-sur-Sarthe, France

Depuis ce lundi 25 mars 2019, la vie reprend lentement son cours dans la maison centrale de Condé-sur-Sarthe dans l'Orne. Après la fouille complète de l'établissement le weekend dernier, les détenus ont de nouveau droit à leurs deux heures de promenade quotidienne. Elles étaient supprimées depuis trois semaines, en raison du blocage de l'établissement par les surveillants en colère. Les détenus disposent également à nouveau de la possibilité de téléphoner. En revanche, ils n'ont pas encore accès aux espaces dits "de convivialité".

Pas de sanction financière pour les surveillants grévistes

Les surveillants eux ont repris le travail depuis la fin de semaine dernière, après l'accord de fin de crise trouvé avec l'administration pénitentiaire. La direction leur a notamment promis qu'il n'y aurait aucune sanction financière, après les deux semaines et demi de blocage. Mais beaucoup d'agents, encore sous le choc de l'attaque, sont en arrêt. Les ERIS, équipes régionales d'intervention et de sécurité, présentes depuis l'attaque terroriste du 6 mars 2019, vont donc encore rester un mois au moins, le temps que le retour à la normale s'effectue complètement.

Instauration des fouilles systématiques avant les parloirs

Mais clairement, le mouvement va laisser des traces. "On sent une certaine froideur et de l'incompréhension de la part des détenus, indique Frédéric Eko, secrétaire local du syndicat SNEPAP FSU, car ils se considèrent eux aussi comme victimes". Le blocage a durement impacté leurs conditions de détention. Deux d'entre eux avaient d'ailleurs intenté une action contre l'État devant le tribunal administratif de Caen. "Mais surtout ce qu'ils ont du mal à accepter, ajoute le responsable syndical, c'est l'instauration des fouilles systématiques pour les visiteurs avant les parloirs". C'était une des principales revendications des surveillants, alors que l'attentat a pu être commis en unité de vie familiale au moyen d'un couteau en céramique introduit par l'épouse du détenu radicalisé. Les fouilles vont avoir lieu réellement à partir de vendredi prochain, les parloirs ayant lieu le weekend à Condé sur Sarthe.