Faits divers – Justice

Le Madoff de Puiseaux condamné à deux ans de prison avec sursis

Par Eric Normand et François Guéroult, France Bleu Orléans et France Bleu vendredi 16 décembre 2016 à 16:45

Le papi de 73 ans ne rendait jamais l'argent qu'on lui confiait
Le papi de 73 ans ne rendait jamais l'argent qu'on lui confiait © Maxppp - L'Est Républicain

Un homme a été condamné pour une vaste affaire d'abus de confiance à Puiseaux dans le Loiret. De 2007 à 2010, il a promis des placements financiers mirobolants à 15 victimes qui ont été escroquées pour un préjudice total d'1,2 million d'euros.

Le tribunal correctionnel d'Orléans a condamné ce vendredi un homme de 73 ans à deux ans de prison avec sursis. Il était poursuivi pour une vaste affaire d'abus de confiance à Puiseaux, dans le Loiret. Il promettait des placements financiers mirobolants et n'a en fait jamais rendu l'argent qui lui était confié. Le manège a duré de 2007 à 2010, faisant 15 victimes pour un préjudice total s'élevant à près d'1,2 million d'euros. Le tribunal correctionnel d'Orléans l'oblige également à rembourser ses victimes.

L'expert de la finance a escroqué 15 personnes

A Puiseaux, il bénéficiait d'une réputation d'expert grâce à son passé d'ancien employé de banque. Il proposait ainsi à des personnes triées sur le volet d'acquérir des parts dans sa soi-disant propre société de placements financiers - avec à la clé, promettait-il, des intérêts faramineux. Le stratagème a duré quatre ans avec à l'arrivée 15 victimes, plus d'un million d'euros détournés. Une personne lui a même confié toutes ses économies,215. 000 euros, en pure perte.

"Toutes les victimes le connaissaient pour ses prétendus talents de placement de banquier. Elles lui donnaient l'argent en toute confiance. C'est le système de pyramide de Madoff" - Aurélien Deverge, avocat de trois victimes

Aujourd'hui âgé de 73 ans, le financier escroc a été condamné à deux ans de prison avec sursis et l'obligation de rembourser ses victimes. C'est évidemment la partie du jugement la plus délicate à faire appliquer, car l'homme n'est officiellement propriétaire de rien.

Les explications de François Guéroult