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Faits divers – Justice

Le maire de Bagnolet réquisitionne des locaux de la Caisse primaire d'assurance maladie pour loger des migrants

mardi 6 novembre 2018 à 10:31 - Mis à jour le mardi 6 novembre 2018 à 17:33 Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu

Le maire de Bagnolet, Tony Di Martino, a réquisitionné lundi des locaux vides de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM) pour loger des travailleurs migrants. Cette réquisition est destinée à bloquer l'expulsion des 90 personnes qui occupent ces bureaux vacants depuis fin septembre 2018.

A Montreuil, les migrants ont été pris en charge.
A Montreuil, les migrants ont été pris en charge. © Maxppp - JULIEN DE ROSA

Seine-Saint-Denis, France

Depuis le mois de septembre 2018,  90 travailleurs migrants occupent les locaux vides de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM) à Bagnolet (Seine-Saint-Denis). La CPAM a engagé une procédure devant la justice pour obtenir leur expulsion. C'est pour bloquer cette expulsion que le maire PS de Bagnolet, Tony Di Martino, a décidé de réquisitionner ces bureaux vacants. Le maire veut éviter que ces hommes, une fois jetés à la rue, errent dans la ville. Dans son arrêté, il indique que l'expulsion "conduirait nécessairement les 90 membres du collectif à occuper le domaine public et générerait un trouble à l'ordre public qu'il convient de prévenir". 

Une autre réquisition à Montreuil il y a quelques semaines

Fin septembre 2018, le maire PCF de Montreuil, Patrice Bessac,  la commune voisine, a pris le même type de décision. Il avait lui aussi réquisitionné des bureaux inoccupés, appartenant à l'Etat, pour y loger 150 travailleurs du foyer Bara (distinct du collectif des Baras, dont font partie les travailleurs migrants de Bagnolet) qui vivaient dans un foyer aux conditions indignes. 

Mi-octobre, le tribunal administratif de Paris avait jugé cette réquisition illégale. Dans un autre jugement, il a reconnu la dangerosité du foyer. Après cette bataille juridique, la préfecture de Seine-Saint-Denis a annoncé mercredi la réquisition d'un terrain à Montreuil pour reloger temporairement les habitants du foyer dans des préfabriqués.