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Faits divers – Justice

Le maire de Blauvac sera jugé pour prise illégale d'intérêts

mercredi 29 mars 2017 à 10:35 Par Aurélie Lagain et Jean-Pierre Burlet, France Bleu Vaucluse

Max Raspail sera jugé en septembre, pour prise illégale d'intérêts. L'affaire concerne des votes à l'intercommunalité Ventoux sud (Vaucluse), et l'achat de terrains appartenant à ses fils.

Max Raspail avec le ministre de l'agriculture de l'époque, en 2009, Bruno Le Maire
Max Raspail avec le ministre de l'agriculture de l'époque, en 2009, Bruno Le Maire © Maxppp -

Blauvac, France

Max Raspail, le maire de Blauvac, va comparaître devant le tribunal correctionnel de Carpentras le 7 septembre prochain. Le socialiste préside la communauté de commune Ventoux sud. Il devra répondre de "prise illégale d'interêt"

Il s'agit d'une affaire en rapport avec des terrains achetés par ses fils en 2008 et rachetés avec une belle plus-value, par la communauté de communes.

Les enfants Raspail avaient acquis en 2008 ces terrains situés à Villes-sur-Auzon avec l'intention d'y créer des parcelles agricoles. Si l'hôtellerie de plein air n'a jamais vu le jour, les quelque six hectares ont été rachetés cinq ans plus tard par l'intercommunalité qui veut y créer la zone d'activité économique des Fontaines.

Les terrains avaient été achetés 30.000 euros et avaient été revendus 52.000 euros.

Si les enfants de Max Raspail ne sont pas concernés par les poursuites judiciaires, l'élu se retrouve impliqué dans cette affaire de "prise illégale d'interêt" parce qu'à plusieurs reprises, il a pris part à des votes ayant un rapport direct avec ces rachats de terrain, en 2013, 2014, 2015 et 2016.

"M. Raspail a voté simplement pour permettre la réalisation d'une opération prévue depuis de très nombreuses années." L'avocat de Max Raspail

S'il s'était abstenu au moment du vote, il n'aurait sans doute pas été inquiété.

Son avocat, Me Michel Roubaud plaide la bonne foi de son client : "Il n 'y a pas d'intention délictuelle. L'ensemble des décisions qui ont permis de modifier la qualification juridique des parcelles vendues à ses enfants a été prise bien avant que M. Raspail puisse voter - comme l'ensemble des membres de l'ensemble de la communauté de communes, vote à l'unanimité. "

"M. Raspail n'a fait qu'entériner des décisions qui avaient été antérieurement prises par des autorités qui n'avaient aucune relation avec ses enfants" (Me Roubaud)