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Le maire de Feux sera jugé en correctionnelle pour l'abattage de chats dans sa commune

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Par , France Bleu Berry

Le maire de la commune de Feux, dans le Cher, comparaissait dans le cadre du plaider-coupable ce mardi 6 octobre pour sévices graves envers les animaux, pour avoir mené l'abattage des chats de sa commune en décembre 2019. Il conteste le délit et sera donc jugé en correctionnelle.

L'entrée du palais de justice de Bourges, ce mardi 6 octobre.
L'entrée du palais de justice de Bourges, ce mardi 6 octobre. © Radio France - Marc Bertrand

Le maire de Feux, dans le Cher et un employé communal ont comparu ce mardi 6 octobre au palais de justice de Bourges, dans le cadre de la procédure du plaider-coupable. Julien Barbeau est poursuivi pour des sévices graves envers les animaux, pour avoir mené, avec son employé, l'abattage sans autorisation d'une dizaine de chats errants, mais aussi certains appartenant à des riverains de la commune, au mois de décembre 2019.

Le maire réfute avoir fait preuve de cruauté

Le maire et son employé, placés brièvement en garde à vue par la gendarmerie, avaient reconnu les faits. Ils devaient donc passer devant le procureur dans le cadre d'une comparution en reconnaissance de culpabilité, autrement dit le plaider-coupable, qui évite une audience devant le tribunal correctionnel. Mais surprise, le maire a changé sa stratégie de défense

Le procureur retient un délit qui correspond à une intention de faire souffrir les animaux, ce qui n'a absolument pas été le cas dans cette affaire

Selon lui, son acte n'est pas un délit parce qu'il n'a pas fait preuve de cruauté envers les chats, ce qui constitue un délit passible de deux ans de prison. Il mériterait seulement une simple amende, pour avoir "donné la mort sans nécessité à un animal domestique", ce qui est une infraction punie d'une contravention de cinquième classe. 

Un habitant qui a perdu trois chats réclame 7.500€ de réparation

"Il me semble qu'il y a une difficulté dans les qualifications retenues par le parquet lors des poursuites", explique l'avocate du maire, Delphine Debord-Guy : "Le procureur retient un délit qui correspond à une intention de faire souffrir les animaux, ce qui n'a absolument pas été le cas dans cette affaire. La loi pénale prévoit une contravention pour le fait de supprimer sans nécessité un animal, ce qui correspond aux faits cités"

Il y aura donc une audience devant le tribunal correctionnel pour trancher la question. La date précise du procès n'est pas encore connue. En tout cas le maire a abattu trois chats d'un habitant du village, qui lui réclame 7.500 euros de réparation au titre du préjudice moral et matériel. Plusieurs associations de défense des animaux pourraient également se porter parties civiles. 

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