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Faits divers – Justice

Le maire de Giraumont jugé pour une claque

Le maire de Giraumont était jugé mardi devant le tribunal correctionnel de Briey pour avoir porté un coup à un jeune homme, lui-même jugé pour la même raison, le soir du feu d’artifice du 14 juillet 2018. Une amende de 1.000 euros dont la moitié avec sursis a été requise pour chacun d’eux.

Le maire de Giraumont Jean-Claude Mafféi accompagné de son avocat Etienne Mangeot.
Le maire de Giraumont Jean-Claude Mafféi accompagné de son avocat Etienne Mangeot. © Radio France - François Pelleray

Giraumont, France

Le maire de Giraumont (commune de 1.400 habitants près de Jarny dans le Pays-haut) a comparu ce mardi devant le tribunal correctionnel de Briey pour avoir mis une claque à un jeune de 23 ans lors de la soirée de feux d'artifice du 14 juillet 2018. Le procureur réclame 1.000 euros d'amende dont la moitié avec sursis. Le jeune homme giflé était lui aussi jugé pour la même raison et les réquisitions sont les mêmes. Le jugement sera rendu le 10 septembre.

Une quinzaine d'élus du Pays haut sont venus afficher leur soutien à Jean-Claude Mafféi, le maire de Giraumont, et l’association des maires de Meurthe-et-Moselle s’est constituée partie civile.

Mais les versions divergent, le maire et le jeune homme sont à la fois victimes et prévenus car il y a bien eu un échange de claques, mais quel est le déclencheur ? L'audience n'y a pas répondu. 

"Ça serait à refaire, j’aurais la même réaction" (Maire de Giraumont)

Le jeune chauffeur-routier au casier judiciaire vierge conteste avoir jeté une canette du haut de la tribune. "On a créé une fiction d'agression" déclare son avocat. Mais en face, le maire parle d'un groupe alcoolisé qui lui a lancé une canette et qui aurait pu lancer des pétards sur le public. C'était son devoir d'aller au contact considère Jean-Claude Maféi : "Si je n’étais pas intervenu, une personne dans le public aurait pu être brûlée et là j’aurai été responsable. Ça serait à refaire, j’aurais la même réaction".

Sauf que pour le représentant du procureur, c'est "une perte de contrôle de soi. Il fallait _appeler la police_. C'est tout". Jean-Claude Maféi dit avoir essayé, mais son téléphone est tombé dans l'agitation.

Légitime défense ?

Les deux à la barre reconnaissent avoir mis une claque mais par "légitime défense" répète Jean-Claude Maféi. Quant au jeune homme, il affirme avoir juste répondu à la claque du maire.

Cette année, les pétards seront interdits le 14 juillet à Giraumont, la tribune sera également fermée et la police viendra encadrer la fête nationale. C'est le second mandat de Jean-Claude Mafféi en tant que maire, il ne sait pas s'il se représentera l'an prochain.

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