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Faits divers – Justice

Tramway de Bamako : le maire de Strasbourg, Roland Ries, mis en examen pour favoritisme

mercredi 27 juin 2018 à 12:50 - Mis à jour le mercredi 27 juin 2018 à 16:49 Par Céline Rousseau, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu

Le maire de Strasbourg a été mis en examen pour favoritisme début juin dans l’affaire dite du « tramway de Bamako ». Roland Ries réagit dans un communiqué : "je suis très serein".

Le maire de Strasbourg, Roland Ries.
Le maire de Strasbourg, Roland Ries. © Maxppp - Jean-Marc Loos

Strasbourg, France

Le maire de Strasbourg Roland Ries a été mis en examen début juin pour favoritisme dans l’affaire du tramway de Bamako, révèle Mediapart. L'information est confirmé mercredi midi par le cabinet du maire. 

Pas d'appel d'offres 

En 2009, la Ville de Strasbourg a commandé à trois sociétés, trois études pour un montant total de 50.000 euros pour connaître la faisabilité de l'installation du tram dans la capitale malienne. La Ville répondait ainsi à une demande du Président de la République du Mali au titre de la coopération décentralisée. Aucun appel d’offres n’avait été passé.

Une information judiciaire avait été ouverte en 2010 pour atteinte à la liberté d'accès ou à l'égalité des candidats dans les marchés publics et recel de biens provenant d'atteinte à la liberté d'accès ou à l'égalité des candidats dans les marchés publics.

La question de la démission du maire n'est pas à l'ordre du jour"

Roland Ries avait été entendu par la police en 2013. A l’époque, une adjointe au maire Chantal Augé, fondatrice de l’antenne strasbourgeoise de l’association de lutte contre la corruption Anticor, avait alerté le maire sur une possible irrégularité. 

Le maire de Strasbourg est également mis en cause dans un autre dossier. Il s'agit cette fois de l'attribution sans mise en concurrence à une société d'un marché pour une étude sur le Marché de Noël, en 2008. L'étude de quatre pages avait été rémunérée 30.000 euros.

La première juge d'instruction à Nancy, où l'affaire a été délocalisée, avait décidé de clore le dossier fin 2016. Mais par la suite, la juge qui a pris le relais a décidé d'entendre Roland Ries début juin 2018. Il a été mis en examen dans la foulée. 

Je suis très serein" - Roland Ries (communiqué)

A la question d'une éventuelle démission, le directeur de cabinet de Roland Ries nous a répondu que "la question n'est pas à l'ordre du jour". Dans un communiqué adressé aux rédactions mercredi après-midi, Roland Ries affirme qu'il s'agit d'une "querelle très technique de juriste" et "sans cacher l’indéniable désagrément subi par une mise en examen aussi inattendue, décision inverse aux conclusions de la juge précédente qui travaillait sur le dossier, je suis très serein sur les suites, tant pour moi-même que pour mes collègues élus concernés, ainsi que pour les agents de la collectivité."