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Faits divers - Justice

Le Manchois Yannick Rousselet condamné pour complicité d'intrusion dans une centrale nucléaire

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Par , France Bleu Cotentin

La Cour d'appel de Metz a condamné mercredi 15 janvier 8 militants de Greenpeace pour leur intrusion sur le site de la centrale nucléaire de Cattenom. Le porte-parole de l'ONG, Yannick Rousselet, est également condamné pour complicité.

Le 30 octobre dernier, lors de l'audience devant la Cour d'appel, Yannick Rousselet avait pris la parole devant les sympathisants venus soutenir les militants poursuivis.
Le 30 octobre dernier, lors de l'audience devant la Cour d'appel, Yannick Rousselet avait pris la parole devant les sympathisants venus soutenir les militants poursuivis. © Maxppp - Anthony Picore

La décision était attendue ce mercredi à Metz. La Cour d'appel devait se prononcer sur la culpabilité ou non d'un groupe de militants de l'ONG Greenpeace qui s'étaient introduits dans l'enceinte de la centrale nucléaire de Cattenom en Moselle en octobre 2017. Vêtus d'une combinaison orange et munis d'une échelle, d'une disqueuse portative et de pinces, ils avaient franchi trois clôtures pour pénétrer dans le site d'où ils revendiquaient avoir tiré un feu d'artifice à proximité du bâtiment abritant la piscine à combustibles, même si la préfecture de Moselle et EDF avaient écarté l'éventualité qu'ils aient pu accéder à la zone nucléaire. 

Pour Greenpeace, cette opération visait à dénoncer les manquements en matière de sécurité sur les sites nucléaires. En première instance, en février 2018, les 8 militants avaient écopé de deux mois de prison ferme pour deux d'entre eux, déjà condamnés pour des faits similaires. Les 6 autres prévenus avaient été condamnés à 5 mois de prison avec sursis, de même que le porte-parole de Greenpeace sur les affaires nucléaires, le Manchois Yannick Rousselet. 

Des peines visant à museler Greenpeace d'après l'ONG

Finalement, mercredi 15 janvier, la cour d'appel s'est prononcée à son tour sur ce dossier, convertissant les peines en jours amende, suivant en cela les réquisitions exposées par l'avocat général le 30 octobre dernier lors de l'audience en appel. Des peines revues à la baisse qui, selon Jean-François Julliard, directeur général de l'ONG sont la "reconnaissance implicite du bien-fondé de nos motivations et de la réalité du danger nucléaire". Mais le responsable de Greenpeace France regrette cependant l'absence d'une relaxe pour les militants et s'étonne particulièrement de la sévérité de la Cour d'appel vis à vis de la personne morale, à savoir, l'ONG, et de son salarié, Yannick Rousselet : en l'occurrence, le Manchois a écopé de 270 jours amende à 10 euros pour complicité d'intrusion : une peine supérieure à celles prononcées contre les auteurs de l'intrusion. 

Une décision incompréhensible pour les responsables de Greenpeace qui y voit une volonté de museler l'ONG d'autant que cette dernière a également été condamnée pour "provocation et incitation à l'intrusion sur un site nucléaire". Une première qui pourrait amener la justice à poursuivre Greenpeace dans le futur, alors que l'ONG ne serait pas à l'origine d'actions menées sur le terrain par des activistes. Une situation suffisamment inquiétante estime les équipes de Greenpeace qui envisagent très certainement de former un pourvoi en cassation

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