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Faits divers - Justice

Le Mans : la police se trompe d'adresse et débarque au petit matin chez des personnes âgées

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Maine, France Bleu

C'est un réveil que ce couple de retraités du Mans (Sarthe) n'est pas prêt d'oublier : la police a par erreur débarqué chez eux à 7h30 et tenté d'enfoncer leur porte, alors que leur famille réunie dormait à la maison. Les forces de l'ordre cherchaient en fait le fils des voisins.

Jacky et Colette devant la porte de leur domicile inutilisable depuis l'intervention des forces de l'ordre.
Jacky et Colette devant la porte de leur domicile inutilisable depuis l'intervention des forces de l'ordre. © Radio France - Clémentine Sabrié

Le Mans, France

Comme l'a révélé Le Maine Libre, Jacky et Colette, deux retraités du Mans (Sarthe) âgés de 74 ans ont eu une belle frayeur le lundi 23 décembre 2019. A 7h30, alors que leur famille était réunie chez eux pour Noël, ils sont réveillés par les coups de boutoir de la police qui voulait rentrer dans leur maison. Par erreur, puisque les forces de l'ordre viennent en fait interpeller le fils de leurs voisins. D'abord, Jacky et sa femme se méfient. "Si j'avais été un peu naïf, j'aurais ouvert tout de suite, ils n'auraient pas fait de dégâts", explique le retraité. Colette complète : "Ça aurait pu être des malfrats." Alors avant d'ouvrir, l'une de leurs petites-filles appelle le 17 qui leur confirme que ce sont bien des policiers qui tentent de rentrer dans leur maison du quartier Maillets-Bellevue.

"Invasion de Robocop"

La porte d'entrée ayant été endommagée dans l'opération, c'est finalement par la porte-fenêtre que les policiers entrent dans la maison. "C'était l'invasion", raconte Jacky au micro de France Bleu Maine qui décrit "une cohorte de Robocop". "Ils m'ont dit de m'écarter pour aller voir au sous-sol où forcément ils n'ont rien trouvé ni personne. Avec pour finir cette déclaration du chef du 'bataillon' : c'est une erreur". "C'est bien, hein !", ironise Colette. 

Il reste une trace de bottes de policier sur le bas de la porte d'entrée de la maison de Colette et Jacky. - Radio France
Il reste une trace de bottes de policier sur le bas de la porte d'entrée de la maison de Colette et Jacky. © Radio France - Clémentine Sabrié

Une autre partie de l'équipe policière attrape le fils du couple, dans la même tranche d'âge que le suspect recherché. "Mon fils était dans la pelouse", se souvient Colette. "Ils lui avaient mis les mains derrière le dos et moi j'étais en chemise de nuit, nu-pieds, sur la pelouse également." Sur le moment, la septuagénaire manque de s'évanouir. L'une de ses petites-filles l'allonge sur un lit.

"C'était la panique. Les petites-filles pleuraient. Ça a terrorisé tout le monde !" - Jacky

Sur le moment, l'officier en charge de l'opération ne s'excuse pas. Il leur dit même : "Je suis enquêteur. Ni menuisier, ni serrurier, ce n'est pas moi qui vais la réparer", en parlant de leur porte d'entrée.

Le commandant Stéphane Beaudry, qui les a reçus le lendemain, leur a présenté les excuses de la police. Il affirme que l'assurance de la police va prendre en charge le remplacement de cette porte. Le couple de retraités demande une indemnité financière au titre du préjudice moral et psychologique ainsi qu'une sanction administrative envers le policier responsable de ce fiasco. Selon le commissaire Steve Gillet, l'heure n'est pas encore à décider s'il y aura une sanction ou non. Jacky et Colette attendent de voir comment évolue leur dossier et se réservent le droit de porter plainte. 

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