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Faits divers – Justice

Le Mans : le SRPJ d'Angers saisi après les violences commises en marge de la manifestation des "gilets jaunes"

dimanche 17 février 2019 à 21:19 Par Pauline Pennanec'h, France Bleu Maine

Huit personnes étaient toujours en garde à vue ce dimanche soir au Mans, après les dégradations samedi en marge de la manifestation des gilets jaunes. Les casseurs font-ils partie des personnes interpellées ? Le parquet annonce que le SRPJ d'Angers a été saisi. Des enquêtes sont en cours.

Manifestation des "gilets jaunes" au Mans, le 16 février 2019
Manifestation des "gilets jaunes" au Mans, le 16 février 2019 © Radio France - Pauline Pennanec'h

Le Mans, France

Huit personnes étaient toujours en garde à vue ce dimanche soir au Mans, après les dégradations commises samedi en marge de la manifestation des "gilets jaunes". Au total, 10 personnes ont été interpellées, dont au moins une personne mineure. 

Des casseurs au mode opératoire bien précis

Des casseurs ont donc pu s'infiltrer dans le cortège : des jeunes masqués, têtes cagoulées, avec l’attirail masque à gaz et lunettes de protection. Aucun ne portait de gilets jaunes mais des vêtements noirs. Rapidement reconnaissables, ils sont arrivés samedi par petits groupes, en sortant des immeubles, des sacs remplis de projectiles.

D'après la préfecture, ce sont des gens "qui venaient d'ailleurs", sans plus de précisions. Ils suivent un mode opératoire assez précis : lorsque l'un casse les vitrines, l'autre le protège en ouvrant un parapluie. Des images ont aussi fait le tour des réseaux sociaux, d'une voiture qui brûle près de la place de la République. C'est très violent, et ça se passe en une fraction de secondes, à peine le temps pour les CRS de les interpeller. 

Font-ils partis des gens en garde-à-vue ? Pas de réponse. Des enquêtes sont en cours. Le parquet annonce que le SRPJ d'Angers a été saisi ce dimanche après les destructions de la permanence du député Damien Pichereau.

Que disent les "gilets jaunes ?"

"De la casse, on en aura toujours. Mais on les a vus et ce n'était pas des gilets jaunes" : c'est ce que répondent la majorité des manifestants. Certains ont tenté de les éloigner, et même de les arrêter, sans y arriver. 

Pour d'autres, "s'il n'y a pas de casse, rien ne changera". C'est ce qu'on a entendu dans le cortège : "Ça n'est pas en marchant comme des moutons que cela avancera". Sur les réseaux sociaux, certains comparent la casse à la violence sociale du gouvernement : "Sans la cautionner, elle est parfaitement compréhensible", écrit un internaute, ou "Quand on cherche, on trouve", répond un autre.