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Le Mans : un procès pour plus de 70 vols en Sarthe, dans l'Orne, en Mayenne et dans la Manche

Cinq personnes ont été jugées pour vols et recels de vol, ce vendredi 4 septembre 2020, au Mans. La bande basée à Alençon dans l'Orne a également sévi en Sarthe, en Mayenne et dans la Manche, entre 2013 et 2014.

Les voleurs entraient par effraction dans des maisons à l'aide de pieds de biche, de marteaux ou de tournevis. (image d'illustration)
Les voleurs entraient par effraction dans des maisons à l'aide de pieds de biche, de marteaux ou de tournevis. (image d'illustration) © Maxppp - Camille Mazoyer

C'est une course poursuite qui a permis à la police de mettre la main sur le suspect clé de cette série de plus de 70 vols, fin juin 2014. Le protagoniste vient de voler une voiture à Alençon. Le fils de propriétaire du véhicule l'aperçoit et le prend en chasse tout appelant le 17. Le voleur, qui a 18 ans au moment des faits, est interpellé par les policiers alors qu'il tente de s'enfuir à pied.

Dans la voiture volée, les forces de l'ordre retrouve un pied de biche et des couteaux. A son domicile, des objets provenant de différents vols : des outils, des téléviseurs, des ordinateurs et des bouteilles d'alcool. Au cours d'un interrogatoire, il avoue avoir commis plus de 70 vols entre 2013 et 2014. Certains seul, d'autres accompagné.

Une bande basée dans le quartier de Perseigne à Alençon

Il habite chez une dame qui a un peu moins de 60 ans au moment des faits, dans le quartier Perseigne, à Alençon. Surnommée "Mamie Tox", c'est la mère de sa compagne. Toutes deux sont soupçonnées de recel de bien provenant d'un vol. Le butin est entreposé dans la cave de leur maison et dans la chambre de la conjointe. Pourtant, la retraitée dément : "Je ne savais pas que c'était volé." Elle se déplace à l'aide de deux cannes et porte ses affaires dans un sac en plastique. A la barre, elle revient également sur son surnom et affirme qu'elle ne consomme pas de drogue.

"Mamie Tox" héberge deux autres hommes, les complices du prévenu principal. Ils ont un et deux ans de plus que lui. Ils ne travaillent pas et ne suivent pas de formation au moment des faits. Ils sont "en errance", "désœuvrés", souligne la procureure. Les trois ont précisé dans leur procès verbal que leur logeuse avait connaissance de leur trafic. Chaque série de vols est commise sous forme de raid le week-end ou la nuit. Certains vols sont commis par effraction, parfois avec dégradation.

Dans l'Orne, l'équipe a cambriolé les alentours d'Alençon. Ils ont également volé dans le sud de la préfecture de l'Orne, en Sarthe : à Saint-Germain-sur-Sarthe, Arçonnay et Saint-Paterne-le-Chevain. En Mayenne, ils sont passés à Lignières-Orgères et Saint-Pierre-des-Nids. Dans la Manche, la bande a visité des résidences secondaires à Pirou.

Une liste des objets volés destinés au recel

Après chaque périple, les voleurs dressent une liste de ce qu'ils ont subtilisés. Ils la transmettent ensuite à des habitants du quartier de Perseigne qui peuvent acheter ce qui se trouve dessus. L'argent que les trois jeunes hommes en tirent leur permet de payer leur cannabis. Ils en consomment 100 grammes par semaine, ce qui coûte 400 euros.

Lors d'une virée en Sarthe, l'un des prévenus incendie une camionnette pour "effacer les traces". C'est le seul présent au tribunal du Mans, ce vendredi 4 septembre, aux côtés de son ancienne logeuse et de sa fille. A 26 ans, il reconnait les faits qui lui sont reprochés, sauf certains qui échappent à sa mémoire. "Il y a eu tellement d'affaires que je ne me rappelle plus de tout", soupire le prévenu. A présent, cet intérimaire veut assumer ce qu'il a fait pour passer à autre chose.

Il raconte l'organisation très précise des cambriolages. Les voleurs portent des cagoules et des gants pour ne pas être reconnus ou confondus par leurs empreintes digitales. En rentrant dans les maisons, ils se répartissent les pièces à visiter pour ne pas perdre de temps. 

Le jugement sera rendu le 14 septembre

Lors de son réquisitoire, la procureure a regretté l'absence de la moitié des prévenus dans cette affaire. Elle a requis quatre ans d'emprisonnement pour le prévenu clé, celui qui était de tous les vols. Son casier judiciaire s'est étoffé de neuf nouvelles mentions depuis les faits, dont deux pour extorsion. 

Le délibéré est fixé au 14 septembre 2020.

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