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Faits divers – Justice

Le médecin des Côtes-d’Armor mis en examen après la mort d’une fillette est déjà connu de la justice

lundi 15 janvier 2018 à 6:09 Par Johan Moison, France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) et France Bleu

La femme médecin des Côtes-d’Armor mise en examen en décembre dernier pour homicide involontaire et non-assistance à personne en danger après la mort d’une fillette, a déjà été condamnée pour escroquerie.

Véhicule de secours du SAMU (illustration)
Véhicule de secours du SAMU (illustration) © Radio France - Gilles Hallais

Saint-Brieuc, France

En 2014, cette généraliste est condamnée par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc à six mois de prison avec sursis pour escroquerie. Condamnée aussi à verser 30.000 euros de dommages et intérêts à la sécurité sociale et à payer une amende de 7.000 euros, elle surévaluait ses indemnités kilométriques quand elle allait voir ses patients. A l'audience, elle avait évoqué "des erreurs administratives" en expliquant qu'elle n'avait "jamais eu l'intention de frauder" et  qu'elle exerçait son métier "le mieux possible". La justice l'avait d'ailleurs autorisée à poursuivre son activité de médecin

Poursuivie pour homicide involontaire et non-assistance en danger après la mort d'une fillette

Cette fois, c'est bien pour son activité de médecin que la généraliste est mise en cause. Elle est poursuivie pour homicide involontaire et non-assistance à personne en danger comme nous l’a confirmé l’hôpital de Saint-Brieuc dans un communiqué. Les faits remontent au 15 janvier 2017, il y a un an jour pour jour.

Ce dimanche soir-là, elle assure une permanence au Samu quand elle reçoit l'appel d'une maman inquiète pour sa fille de 7 ans, Marylou, qui n'arrête pas de vomir depuis la veille. "Le médecin a été rassurant en disant que les vomissements étaient dus à un soda ingéré plus tôt", raconte Stéphane Griselin, le papa de la fillette. Pas besoin d'intervenir estime le docteur qui conseille à la maman d'emmener son enfant voir un médecin le lendemain. Fin de la conversation téléphonique. Le lendemain matin : la petite Marylou est morte. 

La femme médecin a-t-elle mal évalué la gravité des symptômes au téléphone ? L'enquête pénale va devoir déterminer les circonstances du drame. En attendant, cette généraliste n'assure plus de permanence au Samu mais continue d'exercer dans un cabinet des Côtes-d'Armor.