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Le médecin qui organisait des soirées libertines à Agde et y fournissait de la drogue condamné

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Un médecin de Pézenas (Hérault) a été condamné lundi à un an de prison ferme pour trafic de drogue. Il organisait des soirées libertines au Cap d'Agde au cours desquelles il fournissait de la drogue.

Le médecin fournissait notamment du GHB aux participants des soirées libertinés
Le médecin fournissait notamment du GHB aux participants des soirées libertinés © Maxppp - Philippe Labrosse

Un médecin généraliste de 62 ans de Pézenas comparaissait ce lundi devant le tribunal de Beziers. Ce médecin organisait des soirées libertines homosexuelles, plusieurs fois par semaine dans sa résidence secondaire, un appartement du camp naturiste du Cap d'Agde. Les participants, qui étaient aussi ses patients, y trouvaient tout type de drogue, mais en grande partie de la drogue de synthèse (3-MMC et GHB) achetée sur internet.

Cet ancien instituteur reconverti n'était pas connu de la justice. Le tribunal a eu bien du mal à obtenir des aveux. Pendant deux heures, le généraliste nie tout en bloc. Malgré les écoutes téléphoniques, les filatures, les SMS échangés avec une dizaine de clients. Malgré le matériel de pesage, l'argent liquide et la drogue retrouvés à son domicile et dans son cabinet médical. 

Ce consommateur de drogue depuis 25 ans était connu pour organiser des soirées libertines au Cap. La drogue était achetée sur internet avant d’être mise à disposition dans son appartement. Chacun y participait financièrement. Le prévenu réfute les accusations de dealer. "Les témoins sont des menteurs". Il accuse les enquêteurs de l'avoir malmené pour avoir des aveux. Son comportement agace le président du tribunal. Son avocat est contraint d’intervenir à de multiples reprises pour résonner son client. ‘’C'est votre procès… vous aviez de la drogue chez vous, tout le monde pouvait en prendre, vous ne pouvez pas le nier".

Trois kilos de stupéfiants auraient ainsi été écoulés d’après les enquêteurs, un chiffre d’affaires estimé entre 30.000 et 75.000 euros. Son avocat a tenté de démontrer qu'il s'agissait d'une consommation dans un cercle privé. "Mon client, qui avait à l’époque un salaire proche des 90.000 euros, n’a pas cherché à s’enrichir". Pour le président, les faits sont graves, surtout pour un médecin qui est là pour sauver et non pour empoisonner.

Jean-Baptiste ROYER a tenté de démontrer qu'il n'y avait pas de trafic. Aucun enrichissement personnel, mais uniquement une consommation dans un cadre privé.

Un mandat de dépôt a été réclamé par le parquet. Mais il n'a pas été suivi des faits. Le médecin est donc reparti libre avec interdiction d’exercer sa profession pendant cinq ans, interdiction de fréquenter le Cap d’Agde pendant la même durée et d’être en contact professionnellement avec des mineurs. 

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