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Dossier : Serge Atlaoui menacé d'exécution en Indonésie

Le Messin Serge Atlaoui, incarcéré en Indonésie, "n'est pas sous le risque d'une exécution immédiate"

Le Messin Serge Atlaoui, incarcéré depuis le 11 novembre 2005 dans le couloir de la mort en Indonésie a pu recevoir cette semaine la visite de sa femme Sabine Atlaoui. L'association Ensemble contre la peine de mort (ECPM) garde, comme son épouse, l'espoir de voir le Français un jour libéré.

Depuis l'incarcération de Serge Atlaoui en 2005, de nombreux rassemblements ont eu lieu pour demander sa libération (ici à Metz, en avril 2015)
Depuis l'incarcération de Serge Atlaoui en 2005, de nombreux rassemblements ont eu lieu pour demander sa libération (ici à Metz, en avril 2015) © Maxppp - Alexandre Marchi

Cela fait 14 ans, presque jour pour jour (11 novembre 2005), que Serge Atlaoui est dans le couloir de la mort en Indonésie, sur l'île-prison de Nuzakamba-Ngan. Le Messin de 55 ans, accusé de trafic de drogue par les autorités, attend toujours une hypothétique libération. Cette semaine, pour la première fois en deux ans, sa femme Sabine Atlaoui, accompagnée de deux représentants de l'association Ensemble contre la peine de mort, a pu lui rendre visite. Serge Atlaoui a pu les voir durant deux visites d'une heure et demie chacune.

"Le danger est toujours là"

Son épouse, Sabine Atlaoui, a enfin pu le voir après deux ans sans pouvoir se rendre sur place en Indonésie. Elle a trouvé son mari globalement bien traité, même s'il est difficile "d'obtenir des soins" dans son centre pénitentiaire situé loin de la capitale sur une île comptant sept prisons différentes. Selon elle, Serge Atlaoui est "usé psychologiquement" après 14 années passées en détention.

"Avec une peine de mort, le danger est toujours là"

"Là, il a repris assez de force et d'énergie pour continuer à se battre. Maintenant, on est dans une phase où on n'a pas eu de signes où il y aurait une urgence dans les semaines ou les mois à venir. Par contre je dirai toujours qu'il faut rester vigilants, et qu'à n'importe quel moment, avec une peine de mort, le danger est toujours là." 

Il n'est pas "sous la menace d'une exécution immédiate"

Selon Alain Morvan, président de l'association Ensemble contre la peine de mort, "au moment où l'on parle, mais les choses peuvent changer très vite en Indonésie, il n'est pas sous le risque d'une exécution immédiate." "En tout cas, pas comme il a pu l'être en 2015 ou 2016" précise-t-il, évoquant un brusque retournement de situation il y a quatre ans, quand Serge Atlaoui a failli être exécuté. 

"C'est quelqu'un qui a résisté"

Alain Morvan décrit un homme"en bonne forme physique générale, pour quelqu'un qui a passé 14 ans dans le couloir de la mort", malgré une infection à l'oreille. En revanche, "psychologiquement, c'est plus difficile, il est marqué, il a souffert au fil des ans". Pour le président d'Ensemble contre la peine de mort, "il a de l'énergie", remarque Alain Morvan. "Il a besoin de respirer, il est isolé", déplore-t-il. 

De nombreux et constants "efforts" pour le libérer

L'Indonésie n'a, pour l'instant, "pas de raison objective de faire une faveur à la France", en libérant Serge Atlaoui, assure le président d'ECPM. "C'est une société très mouvante, il y a régulièrement des appels aux exécutions", ajoute-t-il. Pour autant, il relève des motifs d'espoir, la diplomatie française, à Paris et dans la capitale indonésienne Jakarta, étant actives et continuant les discussions avec leurs homologues sur place. Le travail des associations, et de Sabine Atlaoui, aussi, peut porter ses fruits. "Mais impossible de savoir quand la fenêtre s'ouvrira", résume Alain Morvan. 

"Il y a des efforts qui sont faits pour que son sort s'améliore"

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