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Faits divers – Justice

Le meurtre d'Éliane Rousseau rejugé à partir de ce lundi devant les assises de la Côte-d'Or

dimanche 19 novembre 2017 à 17:01 Par Christophe Tourné, France Bleu Bourgogne

C'est une nouvelle sordide affaire qui est jugée à partir de ce lundi 20 novembre devant les assises de la Côte-d'Or. Elle nous ramène plus de 4 ans en arrière à Auxy dans l'Autunois avec la découverte d'Éliane Rousseau sans vie au pied d'un escalier. Son mari a toujours nié l'avoir tué.

cour d'assises (illustration)
cour d'assises (illustration) © Maxppp - SOLLIER Cyril

Dijon, France

Une affaire pas ordinaire rejugée en appel

Lors du premier procès, le meurtrier présumé avait été acquitté. Et il faut dire que même au moment des faits, la justice avait du mal à voir en lui un meurtrier. "Il n'en a pas le profil" expliquait à l'époque le procureur de Chalon sur Saône, Christophe Rode. Les faits se sont déroulés à Auxy dans l'Autunois. Nous sommes le 29 mai 2013. Éliane Rousseau, une femme de 74 ans, est retrouvée sans vie un mercredi matin par son mari, Bernard, 72 ans à l'époque, 75 ans aujourd'hui. L'homme explique alors l'avoir découverte en revenant à la maison après avoir effectué des travaux de jardinage sur son terrain. Il prévient les secours et explique qu'elle s'est tuée en tombant dans l'escalier de la maison.

Une version plausible mais...

Le problème, c'est qu'une autopsie est alors pratiquée sur le corps de la victime et elle confirme que la mort a été causée par une plaie à la tempe droite, mais provoquée par un choc violent asséné par un objet contondant. La version présentée par son mari parait donc incompatible avec les constats des gendarmes sur place et du médecin légiste qui a réalisé l'autopsie. L'autre problème pour les enquêteurs, pour prouver qu'il y a bien eu crime, il faut retrouver l'arme qui a servi à commettre le crime, le fameux objet contondant cité par le médécin légiste. Les gendarmes sont donc chargés de retrouver cette arme. On fouille partout, y compris dans des puits. Mais rien. Autre problème, pour un crime, il faut aussi un mobile et là encore, les enquêteurs peinent à l'époque à en trouver un.

Des charges qui s'accumulent

Le décès est malgré tout requalifié en meurtre. Le mari est alors mis en détention préventive au terme de sa mise en examen, mais il continue de nier les faits que l’enquête et la justice lui reprochent. Une reconstitution a donc lieu à Auxy à laquelle collabore Bernard Rousseau. Car il y a d'autres incohérences dans ce dossier. Le légiste a fixé le décès à une dizaine d’heures avant le diagnostic du corps. Il y a aussi un drap ensanglanté qui a été retrouvé dans le jardin, ainsi que des traces de sang révélées dans une pièce de la maison, "des indices graves et concordants" à charge contre Bernard Rousseau. Mais des charges ne sont pas des preuves.

Lors du premier procès, on avait appris qu'il avait des maîtresses et même des enfants hors mariage. C'est certes très embêtant mais cela fait-il pour autant de lui un meurtrier ? Ce deuxième procès va devoir répondre à cette question. 25 ans de réclusion avait été requis en première instance en 2016. Bernard Rousseau avait donc finalement été aquitté. Le parquet avait fait appel, d'où ce nouveau procès. Il doit durer jusqu'à vendredi.