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Assises de la Drôme : le meurtre d’un septuagénaire à La Roche-de-Glun

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Par , France Bleu Drôme Ardèche
La Roche-de-Glun, France

Elle a poignardé de sept coups de couteau le meilleur ami de son grand-père à La Roche-de-Glun (Drôme) en mars 2017. Anais Marinelli 30 ans est jugée à partir de ce matin aux assises de la Drôme pour le meurtre de Guy Bruny. Il avait 78 ans.

Le Palais de Justice de Valence
Le Palais de Justice de Valence © Radio France - Nathalie de Keyzer

La victime, était bien connue dans la commune de La Roche-de-Glun (Drôme). Guy Bruny était l'ancien serveur de l'Auberge du Rhône. Pendant des années il a servi fritures et cuisses de grenouilles aux clients de cette guinguette de la Roche-de-Glun. A 78 ans, il vit seul dans un appartement en rez de chaussée dans le centre du village. C'est son infirmière qui découvre son corps le 30 mars au matin.

Acharnement dans les coups

Le vieux monsieur a reçu sept coups de couteau. Quatre dans le cœur, un dans l'abdomen et il porte deux plaies d’égorgement au cou. Les faits remontent à la veille au soir. La frénésie et l'acharnement dans ces coups laissent penser à l'acte d'un drogué. Anaïs Marinelli, petite fille du meilleur ami de la victime correspond au profil et connaissait la victime. La jeune femme est toxicomane et bien connue de la police. Mais elle a un alibi, fourni par une amie et voisine du village : Lucie Perret. Les enquêteurs cherchent donc vers d'autres pistes.

Des aveux spontanés, dix mois après

Il faut attendre dix mois, fin janvier 2018 pour qu’Anaïs se dénonce elle-même. La peur, les remords, la jeune femme ne pouvait plus vivre avec ce qu'elle avait fait. Fin janvier 2018, elle vient de prendre du crack, elle est en crise. On l’hospitalise à Grenoble. C'est là qu'elle éprouve le besoin de soulager sa conscience et avoue les faits. 

Elle voulait lui voler ses médicaments 

Le 29 mars juste après 19 heures, elle vient voir Guy Bruny. Elle est en manque et sait que l'ami de son grand-père prend un traitement pouvant agir comme un substitut à sa drogue. Mais le vieil homme refuse de donner ses médicaments. Le ton monte, Anaïs sort un couteau de son sac à dos, frappe à plusieurs reprises, puis s'en va. Mais elle a oublié ses clés de voiture dans l'appartement. Elle revient et porte à ce moment là les deux derniers coups à la gorge de sa victime déjà morte. 

Soustraction d'une criminelle 

Elle se réfugie chez son amie Lucie à quelques centaines de mètres des lieux de son crime. Elle prend une douche retire ses vêtements ensanglantés cache son sac et le couteau derrière un buisson et s'en va. Lucie va dire aux gendarmes qu’Anaïs était chez elle toute la soirée. C’est pour avoir fourni cet alibi à la meurtrière qu'elle encourt trois ans de prison. Pour Anaïs la meurtrière, la peine maximale encourue est de 30 ans de réclusion criminelle. Le procès doit durer jusqu’à mercredi.

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