Faits divers – Justice

Le meurtre de la Tour Emeraude jugé par la cour d'assises de la Sarthe

Par Marion Fersing, France Bleu Maine et France Bleu mercredi 23 septembre 2015 à 4:50

Tour Emeraude, Le Mans
Tour Emeraude, Le Mans - Wikimedia commons

Le meurtre dit "de la Tour Emeraude" jugé à partir de ce mercredi, c'est celui d'un jeune homme de 21 ans en 2012, en plein centre-ville du Mans. Il s'est écroulé au pied de la tour après avoir reçu un coup de ciseaux mortel au niveau de la gorge.

C'est un meurtre qui a marqué les Manceaux qui est jugé à partir de ce mercredi par la cour d'assises de la Sarthe : celui dit "de la Tour Emeraude" en avril 2012. Ce dimanche matin-là, à la sortie d'une boîte de nuit, un jeune homme de 21 ans reçoit un coup de ciseaux mortel au niveau de la gorge, devant la librairie Doucet. Il ne peut que traverser la rue pour aller s'écrouler au pied de la tour.

Homicide volontaire ou légitime défense ?

Son agresseur, Mustapha, est un chauffeur routier manceau de 40 ans. Il** assure qu'il a voulu se défendre et non pas tuer le jeune homme. Il raconte qu'il a lui-même été frappé par la victime**. Il sort de boîte de nuit avec son neveu, ce matin-là, quand il voit la victime agresser une autre personne, rue du Docteur-Leroy. Comme ils ont été témoins de la scène, ils sont eux aussi frappés par le jeune homme de 21 ans qui les poursuit avant d'être maitrisé par ses amis.

C'est en "agitant" les ciseaux que Mustapha aurait donné le coup mortel

Mustapha explique aussi qu'un peu secoués, ils se réfugient dans un renfoncement, près de la librairie, après avoir récupéré des ciseaux qui, selon ses dires, étaient près d'une poubelle. C'est à ce moment que la victime et un de ses amis leur tombent dessus. Il aurait alors "agité" les ciseaux pour se défendre Et donc blessé le jeune homme à la gorge. Il s'écroule quelques mètres plus loin, au pied de la Tour Emeraude.

Cette version, l'avocat des proches de la victime la balaie d'un geste, vu le résultat des expertises. Mais la défense espère convaincre les jurés que Mustapha était en état de légitime défense et que son coup de ciseaux n'était pas volontaire. Sans quoi, il risque la peine maximale : 30 ans de réclusion criminelle