Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Le meurtrier présumé de Luc Pouvin devant les assises : "Je ne voulais tuer personne", juste "faire peur"

lundi 25 juin 2018 à 20:36 Par Antonin Kermen, France Bleu Isère

En juin 2015, Luc Pouvin, jeune homme sans histoire de 19 ans, était abattu alors qu’il circulait à scooter à Saint Martin d’Hères. Le tireur, Matéo Lopez-Tenjo comparait devant les assises jusqu’à mercredi. Il reconnait avoir fait feu, mais nie la volonté de tuer.

La mort de Luc Pouvin avait suscité une vive émotion à Saint Martin d’Hères
La mort de Luc Pouvin avait suscité une vive émotion à Saint Martin d’Hères © Maxppp -

Saint-Martin-d'Hères, France

Le meurtre de Luc Pouvin, le 20 juin 2015, devant le quartier Renaudie, avait suscité une vive émotion à Saint Martin d’Hères, plusieurs milliers de personnes s’étaient rassemblées quelques jours plus tard pour une marche blanche. Le jeune homme de 19 ans, footballeur à Échirolles, était sans histoire. Originaire du quartier il n’avait jamais fait parler de lui, mais a été atteint par une balle au coup, alors qu’il circulait à scooter. 

Un tir pour "faire peur" mais "pas pour tuer"

Trois ans après, son meurtrier présumé est jugé pendant trois jours devant les assises de l’Isère. Ce 20 juin 2015 Matéo Lopez-Tenjo est, comme tous les jours sur la place Etienne Grappe, théâtre d’une journée d’altercations, armes à la main, entre les jeunes de Renaudie et ceux d’un autre quartier. À 23h30, il fait feu, pour "faire peur" mais "pas pour tuer". Une version que conteste la famille que la victime.

"Il est le quartier" - Une psychologue à l'audience

Déscolarisé dès la 3ème, Matéo Lopez-Tenjo est décrit par les experts comme "immature", "impulsif", "en errance", très attaché à son quartier. Pour le psychiatre qui l'a vu après les faits, il parle de sa communauté, comme les militaires de leur régiment. Il y a une "appartenance totale" ajoute une psychologue : "il est le quartier". Lui en parle comme "une seconde famille".

Le 20 juin 2015, une journée de vives tensions dans le quartier

Ce 20 juin 2015, la tension est montée fortement sur la place Étienne-Grappe plusieurs accrochages avec d'autres jeunes armés venus d'un autre quartier ont émaillé la journée. Luc Pouvin n'avait rien à voir avec tout ça. Il passait en scooter, en même temps qu'un autre deux roue, impliqué lui dans les altercations, Matéo Lopez-Tenjo tire depuis une terrasse "comme ça" dit-il. Un tir de carabine en direction de la route.

"Je voulais tuer personne, j'ai pas visé, je voulais faire fuir". Des explications qui ne suffisent pas à la famille de la victime. Pour leur avocate, Maitre Para il ne s'agit pas d'une balle perdue, même si Luc Pouvin n'était pas la cible, il y avait la volonté de tuer. C’est ce que tâcheront de déterminer les jurés jusqu’à mercredi.