Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Le militant qui avait décroché un portrait d'Emmanuel Macron à Assas est jugé ce mardi à Montpellier

-
Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Un militant de l'association Anv-Cop21 de l'Hérault est jugé ce mardi matin au TGI de Montpellier pour avoir décroché un portrait d'Emmanuel Macron le 15 juillet 2019 en mairie d'Assas. Une action pour dénoncer l'inaction climatique du gouvernement.

16 personnes avaient mené une opération de décrochage du portrait d'E.Macron à Assas le 15 juillet 2019
16 personnes avaient mené une opération de décrochage du portrait d'E.Macron à Assas le 15 juillet 2019 - ANV-Cop21 Montpellier

C'est la seule opération de ce type qui a eu lieu dans l'Hérault, la 117e en France. L'association Anv-Cop21, pour Action non violente-Cop 21, compte au total 150 "décrochages de portrait" pour dénoncer l'inaction climatique du gouvernement. Le 15 juillet 2019, Lewis se rend avec quinze autres militants en mairie d'Assas. 

Ils s'introduisent à l'intérieur de la salle du Conseil municipal vers 14 heures, au rez-de-chaussée, juste à côté de l'entrée principale à droite. Ils décrochent le portrait d'Emmanuel Macron avant de sortir avec et de se prendre une photo sur le perron de la mairie. Le maire qui vient d'arriver leur demande ce qui se passe : "vous le verrez dans la presse". 

La mairie d'Assas choisie pour la facilité d'accès au portrait officiel d'Emmanuel Macron

Le militant de 29 ans sera seul à être arrêté et placé en garde à vue pendant 30 heures le 17 juillet, perquisitionné et mis en examen pour vol en réunion. "Les gendarmes ont été très corrects, dit il, mais ils sont arrivés armés et avec des gilets pare-balles à 7 heures du matin alors que nous avons toujours dit que je répondrai aux convocations".

Un seul militant perquisitionné et mis en examen

Son procès a lieu ce mardi au tribunal correctionnel de Montpellier et un rassemblement de soutien est organisé à l'extérieur de la cité judiciaire à partir de 10 heures.

"Le procès, c'est une tribune pour nous." - Lewis

"Le procès, c'est une tribune pour nous" explique le militant, "c'est une manière de rendre publique ce que nous considérons comme l'absence de politique en faveur de l'écologie de la part du gouvernement". Le vide laissé par le portrait décroché est censé représenter "le vide de l'action écologique du gouvernement". Les portraits ne sont d'ailleurs pas rendus aux mairies, "ils le seront quand le gouvernement tiendra ses promesses environnementales". 

Pour le respect de l'accord de Paris de la convention citoyenne pour le climat

Parmi les revendications portées par l'association Anv-Cop21 de l'Hérault, la fin du nucléaire, mais aussi l'application des mesures proposées par la convention citoyenne pour le climat, comme la baisse du trafic aérien et un moratoire sur la 5G.

La mairie d'Assas avait été choisie presque au hasard, les militants voulaient une mairie dans laquelle le portrait officiel d'Emmanuel Macron est facile d'accès, "rien à voir avec une quelconque politique du maire". Jacques Grau qui a porté plainte après le décrochage, "on peut être écologiste ou pas, on peut être pour Macron ou pas, mais ce n'est pas des manières".

Des militants relaxés lors des deux derniers procès à Auch et Lyon

Les procès "des décrocheurs" se multiplient un peu partout en France. Ils ont été relaxés en première instance à Auch la semaine dernière et en appel à Lyon la semaine suivante, au nom de la liberté d'expression à Auch et de la reconnaissance de l'état de nécessité de l'urgence climatique à Lyon, ce qui est inédit. 

À chaque fois, le parquet a fait appel. À Strasbourg et Paris, le procureur de la République a requis une amende de 500 euros. Les délibérés ont été fixés aux 3 et 10 décembre. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess