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Le mystère reste entier après le vol d'une sculpture en or à Saint-Amand-Montrond

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Par , France Bleu Berry

En octobre 2017, une sculpture et plusieurs pièces d'art en or avaient été dérobées à la Cité de l'Or, à Saint-Amand-Montrond. Un homme était jugé ce mercredi 29 juillet pour "vol aggravé". Mais il a été relaxé.

La sculpture en or dérobée à Saint-Amand-Montrond dans la nuit du 1er au 2 octobre 2017
La sculpture en or dérobée à Saint-Amand-Montrond dans la nuit du 1er au 2 octobre 2017 - Ville Saint-Amand-Montrond

Le mystère reste entier à Saint-Amand-Montrond. Qui a volé plusieurs bijoux et pièces d'art en or à l'intérieur de la Cité de l'Or ? Un vol rocambolesque survenu dans la nuit du 1er au 2 octobre 2017. Le ou les malfaiteurs prennent le soin de cadenasser le portail de la gendarmerie de la Ville pour retarder l'intervention des forces de l'ordre dès que l'alerte du cambriolage sera donnée. Le préjudice estimé s'élève à 176 000 euros, dont 43 000 euros pour le vol du Lion de Goudji, une sculpture en or.

L'ADN retrouvé sur la chaîne pour bloquer le portail de la gendarmerie n'en fait pas un coupable

Ce mercredi 29 juillet, un homme de 34 ans était jugé devant le tribunal correctionnel de Bourges pour "vol aggravé". Son ADN avait été retrouvé par les enquêteurs sur la chaîne qui a servi à bloquer le portail de la gendarmerie de Saint-Amand. Au cours d'une très longue audience, le prévenu qui vit en région lyonnaise au sein d'une communauté de gens du voyage, se défend. "Je fais de la ferraille, j'ai pu laisser mon ADN sur des chaînes qui passent sur mon chantier. J'ai laissé une chaîne avec le cadenas quand j'ai vendu mon scooter. C'est peut-être celle qui a été utilisée ensuite", explique-t-il. 

Son avocat rappelle qu'il n'y a aucune preuve de la présence de son client à Saint-Amand-Montrond le soir du vol à la Cité de l'Or. Il n'y a pas de caméra à l'intérieur, il n'y a pas d'empreintes, il n'y a pas de traces, il n'y a pas de bornage téléphonique. Des caméras de vidéo-surveillance dans les rues montrent la voiture probablement utilisée par les malfaiteurs, mais on n'aperçoit personne. "L'ADN, c'est quelque chose de très particulier. On ne connaît pas la date de la manipulation de la chaîne. On ne peut pas certifier que mon client a touché cette chaîne. Il peut avoir laisser ses empreintes sur des gants utilisés ensuite par quelqu'un d'autre", souligne Maître Charle.

Un voyage en Allemagne qui intrigue ... mais sans aucune preuve

Les débats s'attardent aussi sur un aller-retour en Allemagne réalisé par le prévenu et un ami quelques semaines après le cambriolage à Saint-Amand. Les enquêteurs soupçonnent l'homme d'avoir voulu écouler les objets dérobés. Là encore, il n'y a pas la moindre preuve. La seule chose qui intrigue, ce sont ces liasses de billets retrouvés chez des proches de cet ami. Des billets qui sont pour certains émis en Allemagne. "C'était juste un week-end de débauche, une sortie pour faire la fête, pour aller voir des prostituées", explique-t-il.

La procureure de la République de Bourges demande trois ans de prison. Des réquisitions qui ne sont pas suivies par le tribunal, qui prononce la relaxe au bénéfice du doute. La statuette du Lion de Goudji et tous les autres bijoux restent introuvables.

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