Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Le nombre de locuteurs bretonnants est stable mais...

jeudi 4 octobre 2018 à 19:33 Par Tudi Crequer et Pauline Kerscaven, France Bleu Armorique et France Bleu Breizh Izel

La région Bretagne présentait ce jeudi son enquête sociolinguistique tant attendue sur les locuteurs du breton et du gallo. Surprise ! 207.000 personnes parlent breton. Mais ce nombre est à relativiser. Explications.

Kinniget eo bet an enklask war ar yezhoù  e Roazhon
Kinniget eo bet an enklask war ar yezhoù e Roazhon © Radio France - Pauline Kerscaven

Rennes, France

La Bretagne compte 207.000 bretonnants, soit 5,5% de la population. C’est ce qui ressort de l’enquête sociolinguistique commandée par la région et réalisée par l’institut TMO. Ce sondage a été réalisé par téléphone, auprès de 8  162 bretons des cinq départements.  

Et ce résultat est assez inattendu. Les enquêteurs s’attendaient à une grosse baisse, pas à une légère hausse du nombre du locuteurs « déclarés », c'est-à-dire ceux qui connaissent le breton. Alors pourquoi cette hausse ? "La place du breton a évolué dans la société", répondent les sociologues. Aujourd'hui, on n'a pas honte de dire qu'on parle breton à un enquêteur par téléphone.

140.000 locuteurs effectifs et âgés pour la plupart

Mais si l'on s'intéresse aux locuteurs "effectifs", le bât blesse. Les personnes qui parlent breton tous les jours ou au moins une fois par semaine sont eux 140.000. Cela veut donc dire près d’un bretonnant sur cinq ne pratique pas sa langue, car il n’en a pas l’occasion ou ne le souhaite pas.

Autre donnée qui vient noircir le tableau,  l’âge moyen des locuteurs : 70 ans. Il était de 63 ans lors de la dernière enquête. Les plus de 60 ans représentent 79% des locuteurs. Beaucoup de personnes âgées donc qui ne seront pas « remplacées » par les jeunes. 3% des bretonnants ont entre 15 et 24 ans aujourd’hui. C’est donc certainement lors de la prochaine enquête, dans dix ans, que le fossé sociolinguistique sera beaucoup plus important.

Et le gallo ?

Si 40% des bretons affirment ne pas savoir ce qu'est le gallo, 196.000 personnes parlent tout de même cette langue de Haute-Bretagne. Là aussi ce nombre est à relativiser : 41% des gallésants pratiquent au moins une fois par semaine. Selon l'enquête de TMO, 27% de la population entend parler breton et/ou gallo au moins une fois par mois.

Une enquête, pour quoi faire ?

Cette enquête doit permettre à la Région d'adapter sa politique linguistique. Le président de la région présentera d'ailleurs un nouveau volet de cette politique, à ses élus, à la mi-décembre. Cette étude pourra aussi servir de faire-valoir auprès de l'Etat ou de l'Education nationale pour demander, par exemple, plus de bilinguisme dans les écoles.

Deomp pelloc'h e brezhoneg

207.000 den a gomz brezhoneg hiriv-an-deiz, da lavaret eo 5% deus ar boblañs. Kinniget e oa bet, d'ar Yaou 4 a viz Du, disoc’hoù an enklask sokioyezhoniel, goulennet gant ar rannvro ha savet gant an institud TMO.  

Disoc'hoù dreist-ordinal neuze peogwir e krede an holl e vije bet ar sifroù war zigresk. Met bezañ gouest da gaozeal brezhoneg n'eo ket kaozeal da vat. Selaouit displegadurioù Fañch Broudic, klasker war dachenn ar sokioezhoniezh ha prezidant bodad teknikel ar studiadenn.

Fañch Broudig, enklasker, perzh deus ar studiadenn