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Faits divers – Justice

Le nombre de médecins agressés atteint un record

mercredi 4 avril 2018 à 19:34 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Plus de 1 000 incidents ont été signalés par les médecins en 2017. Un chiffre record selon l'Observatoire du Conseil national de l'Ordre qui encourage les victimes à porter plainte.

Plus de 1 000 incidents ont été signalés par les médecins en 2017, un chiffre record.
Plus de 1 000 incidents ont été signalés par les médecins en 2017, un chiffre record. © Maxppp - Jean-François FREY

Vols, agressions verbales ou physiques, vandalisme : l'Observatoire de la sécurité des médecins a recensé 1 035 incidents l'an dernier, presque 3 par jour. Un record depuis le lancement de cette étude annuelle par l'Ordre des médecins et Ipsos, en 2003.

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Les femmes et les généralistes plus touchés 

Premières victimes : les femmes. Elles représentent 47% des médecins, mais plus de la moitié (51%) des praticiens agressés. Avec 61% des incidents signalés, les généralistes, qui ne représentent que 44% des effectifs, sont plus touchés que les spécialistes.

Si les agressions verbales - insultes, menaces, harcèlement - sont les plus fréquentes (62%), les vols sont en augmentation, avec près d'un quart des cas (23%). Le Conseil national de l'Ordre a aussi recensé 75 agressions physiques (crachat, coups et blessures, agression sexuelle).

Le Nord et les Bouches-du-Rhône sont les deux départements les plus concernés et une majorité d'incidents ont lieu en milieu urbain.

Des caméras dans les salles d'attente

Dans un tiers des cas (31%), cette violence est motivée par "un reproche relatif à une prise en charge." Les autres motifs invoqués sont le vol (22%), le "refus de prescription" (14%), ou le temps d'attente jugé excessif (10%).

Seuls 38% des victimes ont déposé plainte en 2017, ce que regrette l'Ordre des médecins qui encourage à "engager des procédures." De son côté, la CSMF, un syndicat de médecin, réclame des mesures "fermes et immédiates", parmi lesquelles "la reconnaissance prioritaire des numéros de téléphone des cabinets par les services de police", ou encore _"_des aides" à l'installation de caméras de vidéosurveillance dans les salles d'attente et de boutons d'alarme.