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Le parent qui a agressé le directeur de l'école Jean-Moulin à Nîmes reste en prison jusqu'à son procès

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Par , France Bleu Gard Lozère

Le parent d'élève soupçonné d'avoir menacé de mort le directeur de l'école Jean-Moulin vendredi à Nîmes reste en prison jusqu'à son procès. Jugé en comparution immédiate ce mardi matin, il a demandé un délai pour préparer sa défense. Son procès aura lieu le 2 février.

Le palais de justice de Nîmes
Le palais de justice de Nîmes © Radio France - Sylvie Duchesne

Le parent d'élève, soupçonné d'avoir menacé de mort le directeur de l'école Jean-Moulin et une enseignante dans le quartier du Chemin-Bas à Nîmes vendredi était jugé en comparution immédiate ce mardi matin. L'échange a dégénéré lorsque le directeur a évoqué les problèmes de comportement de son fils âgé de 7 ans. La discussion a dégénéré, l'homme, âgé de 33 ans déclarant : " Ce qu'on a fait à Samuel Paty, c 'est rien à côté de ce que je vais vous faire.

Devant le tribunal ce mardi matin, il a demandé un délai pour préparer sa défense. Il nie les menaces de mort et ne reconnait que les insultes. "Moi, j'ai galéré dans ma vie explique-t-il. Je veux que mes deux enfants étudient et s'en sortent. Ce que m'a dit le directeur m'a mis dans une colère noire." Après s'être rendu de lui-même au commissariat, l'homme avait été placé en détention provisoire dès vendredi soir.

Il y restera jusqu'à son procès fixé au 2 février. C'est ce qu'avait requis Véronique Compan la procureure adjointe. "Ces faits troublent l'ordre public dit-elle. Elle perturbe gravement la vie des enfants et des parents d'élèves de cette école.

"L'enseignante prise à partie vendredi refuse de revenir dans l'école. Elle a fait savoir qu'elle souhaitait demander sa mutation. Il faut que les choses se calment dans cette école."

"Mon client n'est pas du tout dans une mouvance radicale" 

Me Marion Touzellier, l'avocate du prévenu avait demandé que son client soit maintenu sous surveillance électronique jusqu'à son procès pour lui permettre de continuer à travailler. "Il s'engage à ne plus effectuer de déplacements à l'école." Interrogée sur son caractère violent (cinq inscriptions au casier judiciaire pour vol en réunion, violences aggravées et outrages), elle répond qu'il n'avait plus fait parler de lui depuis cinq ans.

"C'est une personne qui était sortie de la délinquance depuis un moment, qui s'était rangé. Il n'est pas du tout en lien avec une mouvance radicale. C'est quelqu'un qui pratique sa religion mais n'a jamais eu de référence au terrorisme ou quoique ce soit." L'avocate reconnait toutefois qu'en l'état actuel, ce procès n'aurait pas pu se tenir ce mardi dans des conditions sereines, compte tenu des événements survenus dans le Gard ces derniers jours.

Mercredi 14 janvier, un enseignant du collège Jean-Vilar de Saint-Gilles a été frappé au visage par un parent d'élève après avoir été confondu avec un professeur victime de rumeurs calomnieuses sur les réseaux sociaux.  

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