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Le parquet de Béziers fait appel du non-lieu pour les inondations meurtrières de Lamalou-les-Bains en 2014

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Le procureur de la République de Béziers fait appel de la décision du juge d'instruction d'un non-lieu général après les inondations qui ont fait quatre morts à Lamalou-les-Bains en 2014.

Les inondations de 2014 avaient fait quatre morts à Lamalou-les-Bains Les inondations de 2014 avaient fait quatre morts à Lamalou-les-Bains
Les inondations de 2014 avaient fait quatre morts à Lamalou-les-Bains © Maxppp - PIERRE SALIBA

Le parquet de Béziers a décidé de faire appel d'un non-lieu général rendu dans l'enquête sur des inondations qui avaient fait quatre morts à Lamalou-les-Bains dans l'Hérault en septembre 2014. La juge d'instruction avait estimé "qu'il n'existait aucune charge suffisante à l'encontre des six personnes physiques mises en examen". Le maire au moment des faits faisait partie de ces personnes. Une ordonnance rendue le 22 avril dernier. 

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Dans la nuit du 17 au 18 septembre 2014, une violente crue de la rivière Bitoulet avait provoqué la mort d'un couple, ainsi que d'une femme et de sa fille, qui séjournaient au camping municipal de cette station thermale des Cévennes méridionales, à 35 km au nord de Béziers. Raphaël Balland, le procureur de la République de Béziers précise que le parquet a interjeté appel afin que l'ensemble de la procédure fasse l'objet d'un nouvel examen par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Montpellier.

L'eau qui déferlait du Mont Espinouse (1.124 m) avait provoqué de nombreux dégâts matériels et humains. Installé en 1982, le camping municipal, qui surplombait d'environ 3 mètres le cours d'eau, était dans une zone déclarée inondable en 1989, tout comme une résidence et des lotissements voisins. 

La juge d'instruction a estimé que "le phénomène de vague" à l'origine de l'inondation mortelle était "un phénomène non connu, non répertorié, différent d'une crue ordinaire et tout à fait exceptionnel" ; qu'il était "à la fois imprévisible, irrésistible, extérieur et la cause exclusive des dramatiques événements survenus" ; et que "l'appréhension et l'anticipation de ce phénomène était impossible à établir".

En 2019, le parquet avait requis le renvoi devant le tribunal du maire DVG Philippe Tailland, qui ne s'est pas représenté cette année. Il mettait en avant des "fautes caractérisées", soulignant "le défaut de déclenchement du plan de sauvegarde communal et d'évacuation du terrain de camping". Un non-lieu avait été requis contre les cinq autres personnes mises en examen (deux employés de la station thermale, deux responsables municipaux et le prédécesseur de M. Tailland, Marcel Roques, maire de 1989 à 2014).

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