Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Le parquet de Paris veut "éviter les informations inexactes" concernant l'affaire Adama Traoré

-
Par , France Bleu Paris, France Bleu

Alors que l'avocat de la famille d'Adama Traoré met en doute l'enquête sur la mort de ce jeune homme noir après une interpellation de la gendarmerie en 2016, le parquet de Paris tient à lever tous soupçons.

Le 6 juin dernier des manifestants se sont rassemblés dans la capitale pour protester contre les violences policières
Le 6 juin dernier des manifestants se sont rassemblés dans la capitale pour protester contre les violences policières © AFP - JEROME GILLES / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP

Afin d'éviter "la propagation d'informations parcellaires ou inexactes", le parquet de Paris précise, dans un communiqué diffusé ce lundi, que les juges d'instruction chargés de l'enquête sur les conditions du décès d'Adama Traoré, jeune homme noir mort à la suite d'une interpellation en juillet 2016, dans le Val-d'Oise, veulent interroger deux témoins clés depuis le printemps 2019. Le parquet répond ainsi aux propos de l'avocat de la famille Traoré qui met en doute l'enquête.

Des témoins clefs laissés de côté ?

Ce lundi matin, l'avocat de la famille Traoré, Maître Yassine Bouzrou, a regretté le fait que "dès 2016 le Défenseur des droits avait compris qu’il fallait entendre des témoins importants. Les juges d’instruction ont pris quatre ans pour tirer les mêmes conclusions, malgré notre demande".  Le Défenseur des droits avait en effet convoqué à l'automne 2016 l'homme de 38 ans chez qui Adama Traoré s'était réfugié quelques minutes avant son interpellation - et qui n'a été entendu qu'une fois par les gendarmes - ainsi qu'une femme qui a assisté à l'interpellation dans la rue, selon les déclarations d'un gendarme.

Le parquet se défend 

La précision du parquet de Paris permet de clarifier la chronologie de cette décision des juges d'instructions : ils ont souhaité interroger ces témoins clés plus d'un an avant la prise de connaissance, le 2 juin dernier, d'une nouvelle contre-expertise demandée par les parties civiles, mettant en cause le plaquage ventral des gendarmes dans la mort du jeune homme.

Par ailleurs, le parquet de Paris assure que les magistrats ont informé la famille Traoré de cette décision dès avril 2019. Un témoin a été convoqué le 30 septembre 2019 mais ne s'est pas présenté à l'audition et, depuis, des investigations ont été lancées pour le localiser.

Des auditions qui tardent à venir

Après avoir pris connaissance de ce communiqué du parquet de Paris, l'avocat de la famille Traoré, insiste sur le fait que "plus d'un an après [la décision des juges], ces auditions n'ont toujours pas eu lieu" et que "pour le second témoin, aucune convocation n'a jamais été envoyée". Il rappelle que "la manifestation de la vérité nécessite que les actes d'investigation soient effectivement réalisés, on n'instruit pas sur des intentions mais sur des actes d'enquête réalisés".

Maître Yassine Bouzrou ajoute que "la dernière fois qu'un procureur s'est exprimé sur ce dossier c'était celui de Pontoise, dont la communication était particulièrement contestable et a donné lieu à un dépaysement. Aujourd'hui, nous déplorons que le procureur de Paris se comporte comme son prédécesseur".

Choix de la station

À venir dansDanssecondess