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Dossier : L'affaire du petit Grégory

Affaire Grégory : le parquet général de Dijon s'oppose à la demande de remise en liberté de Murielle Bolle

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Bourgogne, France Bleu Sud Lorraine, France Bleu
Dijon, France

A quelques jours de l'examen de la remise en liberté de Murielle Bolle, témoin clé dans l'affaire Grégory, le parquet général de Dijon s'oppose à sa libération.

Murielle Bolle
Murielle Bolle © Maxppp - PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP

Le parquet général de Dijon s'oppose à la demande de remise en liberté de Murielle Bolle, témoin clé de l'affaire Grégory aujourd'hui écroué. La demande sera examinée vendredi par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon.

"J'ai pris des réquisitions écrites pour m'opposer à la demande de remise en liberté, essentiellement pour les nécessités de l'enquête et l'efficacité des actes à venir", dans la mesure où Mme Bolle "a fait l'objet de pressions", a déclaré à l'AFP le procureur général Jean-Jacques Bosc.

Murielle Bolle, 48 ans, a été mise en examen fin juin pour enlèvement suivi de mort et placée en détention provisoire.

La justice se penche notamment sur la rétractation éclair il y a plus de 32 ans de Mme Bolle, alors adolescente, après un témoignage incriminant son beau-frère Bernard Laroche pour le rapt de Grégory, 4 ans, retrouvé mort dans la Vologne le 16 octobre 1984.

Le témoignage de son cousin

Si les enquêteurs considéraient déjà comme "établi" que Murielle Bolle avait été "malmenée" par sa famille, le témoignage récent d'un de ses cousins assure que le revirement dont elle a fait preuve serait dû à un véritable "lynchage" le soir du 5 novembre 1984. Le cousin ajoute avoir reçu ce soir-là ses confidences: elle lui aurait avoué avoir bel et bien assisté à l'enlèvement. Mais Mme Bolle campe depuis sur sa dernière version, expliquant que le témoignage précédent avait été fait sous la contrainte des gendarmes.

Murielle Bolle a maintenu cette version vendredi dernier lors d'une confrontation avec ce fameux cousin, répétant qu'elle n'était pas dans la voiture de Bernard Laroche et n'a subi aucune violence de la part de sa famille. Ses avocats, qui estiment que ce face à face "s'est très bien déroulé pour Murielle Bolle" et a mis à mal le témoignage du cousin, vont plaider vendredi sa remise en liberté sous contrôle judiciaire, en mettant en avant une solution d'hébergement "extra-familiale".

A la mi-juin, l'arrestation de Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory, avait relancé spectaculairement ce dossier des plus énigmatiques. Soupçonnés d'être les fameux "corbeaux" de l'affaire et mis en examen pour enlèvement et séquestration suivie de mort, les deux septuagénaires, jamais inquiétés jusqu'alors, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire strict.

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