Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Fermer
Retour
Faits divers – Justice

Le Parti communiste de Haute-Garonne accusé d'avoir couvert des cas d'agressions sexuelles

dimanche 10 mars 2019 à 21:47 Par Suzanne Shojaei, France Bleu Occitanie et France Bleu

Plusieurs membres des Jeunesses communistes témoignent dans le journal Le Monde de faits de harcèlement, d'agressions sexuelles ou de viols, par des membres du parti dans différentes villes. Le Parti communiste de Haute-Garonne serait également concerné.

Plusieurs cas d'agressions sexuelles auraient été étouffés, selon des témoignages.
Plusieurs cas d'agressions sexuelles auraient été étouffés, selon des témoignages. © Maxppp - Aurelien Morissard

Haute-Garonne, France

"Nous ne nous tairons plus jamais." Les mots du communiqué de l'Union des Étudiants communistes, ce mercredi 6 mars. "De nombreuses femmes ont témoigné ces dernières semaines dans la presse des violences sexuelles et sexistes qu’elles ont subi au sein du mouvement communiste, écrit l'Union. Elles ont décidé de ne plus se taire, de braver les pressions et de dénoncer un réseau masculiniste sévissant dans nos rangs."

Les témoignages recueillis par Le Monde indiquent que des personnalités importantes au sein du parti en Haute-Garonne seraient concernées. 

"Tout le monde était au courant" - Lola Dallenbach

L'ancienne secrétaire fédérale de l'Union des Étudiants communistes (UEC) dans le département, Lola Dallenbach, affirme avoir alerté à plusieurs reprises les dirigeants du Parti communiste, sur des cas de harcèlement, d'agression sexuelle et de viol ces trois dernières années.

De nombreuses femmes seraient notamment victimes des agissements d'un homme. "Les cas se comptent par dizaines, le concernant, explique l'ancienne secrétaire. Sauf que lorsque les cadres ont décidé de prendre une sanction, cette dernière n'a pas été à la hauteur des actes commis."

"Remonter les bretelles, ce n'est pas une sanction" - Lola Dallenbach

Selon Lola Dallenbach, le secrétaire départemental Pierre Lacaze aurait "pris un café" avec le militant pour "lui remonter les bretelles". "Cette personne n'a pas été exclue, même temporairement."

Pierre Lacaze dément avoir été averti. Dans un communiqué commun avec le Mouvement de la Jeunesse communiste 31, il écrit "qu'aucun cas de viol n'a été porté à leur connaissance, ni aucun cas d'agressions autres qui auraient été cachées."

"Que la justice agisse si des faits sont avérés" - Pierre Lacaze

Les dirigeants évoquent également "un rappel à la loi" qui "va être fait aux adhérents par le PCF et la JC avec aussi la mise à disposition du dispositif tolérance zéro du PCF pour permettre des témoignages anonymes et accompagner les victimes jusqu'à la démarche judiciaire ​si elles le souhaitent."