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Dossier : Enlèvement de Mia dans les Vosges

Le passé en Haute-Garonne de Rémy Daillet-Wiedemann, l'homme soupçonné d'avoir organisé l'enlèvement de Mia

La justice a émis dimanche un mandat d'arrêt international contre celui qui est soupçonné d'avoir organisé l'enlèvement de la petite Mia dans les Vosges. Rémy Daillet-Wiedemann s'est fait connaître en Haute-Garonne à la fin des années 2000 via une très brève carrière politique.

En 2009, Rémi Daillet-Wiedemann faisait une grève du froid devant l'usine Molex, à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne).
En 2009, Rémi Daillet-Wiedemann faisait une grève du froid devant l'usine Molex, à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne). © Maxppp - Rémy Gabalda

Un mandat d’arrêt international a été délivré contre Rémy Daillet-Wiedemann confirme ce mardi le procureur de la république de Nancy. L’homme est soupçonné d’avoir joué un rôle dans l’organisation de l’enlèvement de Mia la semaine dernière dans les Vosges. Il a aussi eu une très brève aventure politique en Haute-Garonne il y a une douzaine d'années, notamment en représentant le Modem dans le département.

Président du Modem 31 pendant moins de deux années

Rémy Daillet-Wiedemann est d'abord le fils d'un député de la Manche (Normandie), le centriste Jean-Marie Daillet qui a officié pendant 20 ans au Palais-Bourbon, jusqu'en 1993. 

En mars 2008, alors âgé de 41 ans, celui qui se présente comme un artisan et père de famille nombreuse candidate aux élections municipales de L'Isle-en-Dodon, dans le Comminges en Haute-Garonne où il est installé depuis quelques années. 

Il échoue mais est élu dans la foulée à la tête de la fédération départementale du Modem, le parti de François Bayrou.

"Un beau parleur, habile et séduisant avec les militants."

Contacté par France Bleu Occitanie, Laurent Esquenet actuel délégué départemental du Modem en Haute-Garonne se souvient d'un homme "beau parleur, habile et séduisant avec les militants"

Au départ, il nous avez fait très bonne impression mais on a rapidement eu des retours de militants qui faisaient état de propos limites, disons traditionalistes, et d'une personnalité plutôt fantasque et difficile à contrôler qui laissait déjà entrevoir des problèmes psychologiques je pense..." - Laurent Esquet, délégué Modem 31

Le délégué départemental du parti centriste se dit toutefois "stupéfait" du rôle que Rémy Daillet-Wiedemann est soupçonné d'avoir tenu dans l'enlèvement de la petite Mia : "On ne pensait pas que cette personne allait resurgir avec de tels actes" conclut Laurent Esquenet.

Rémy Daillet-Wiedemann s'est aussi illustré en janvier 2009 en entamant une grève du froid d'un mois pour protester contre la délocalisation de l'entreprise Molex dans le nord du département, à Villemur-sur-Tarn

"Infiltré, traître aux valeurs"

En mars 2010, en marge des élections régionales lors d'une réunion de conseillers nationaux du Modem à Paris, le haut-garonnais est surpris en train d'enregistrer en douce les débats, il est exclu sur le champ. Un conseiller-presse du parti explique ailleurs, relate Libération que "le parti s'est débarrassé d'infiltrés qui étaient traîtres aux valeurs que nous représentons".

Rémy Daillet-Wiedemann ne fera ensuite plus parler de lui en Haute-Garonne. Après avoir glissé vers l'extrême-droite complotiste et âgé à présent de 54 ans, il a publié en novembre dernier sur son site internet une vidéo déconcertante appelant à renverser le gouvernement français. 

Rémy Daillet-Wiedemann est accusé depuis dimanche d'avoir participé à l'enlèvement d'une petite fille, Mia, dans les Vosges, depuis retrouvée en Suisse et rendue à sa grand-mère. Le procureur de Nancy précise qu'il est considéré comme "l'animateur principal de la mouvance dans le cadre de laquelle s'inscrivent les mis en cause".  Sur BFMTV ce mardi, l'intéressé installé désormais en Asie considère qu'il ne s'agit pas d'un enlèvement mais d'une tentative de restitution d'un enfant à sa mère, il dénonce les placements abusifs d'enfants. 

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