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Le patron d'une pizzeria jugé pour avoir vendu des images de l'attaque terroriste du 13 novembre

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Paris, France Bleu
Paris, France

Le patron de la pizzeria Casa Nostra, l'un des établissements mitraillés lors des attaques terroristes du 13 novembre 2015 à Paris, est jugé mercredi au tribunal correctionnel. On lui reproche d'avoir vendu des images de ses caméras de vidéosurveillance à un journal britannique.

Devant la pizzéria Casa Nostra après le 13 novembre.
Devant la pizzéria Casa Nostra après le 13 novembre. © AFP - WINFRIED ROTHERMEL / picture alliance / DPA

Le procès du patron de la pizzeria Casa Nostra (11e arrondissement), mitraillée lors des attentats du 13 novembre, a lieu mercredi au tribunal correctionnel de Paris. Dimitri Mahamadi est accusé d'avoir vendu des images de ses caméras de surveillance à un journal britannique. La pizzeria avait été touchée mais il n'y avait eu aucun mort à déplorer dans l'établissement situé à quelques centaines de mètres du bar La Bonne Bière où cinq personnes avaient été tuées.

Un reportage en caméra cachée montre la transaction

C'est une vidéo tournée en caméra cachée et diffusée dans l'émission "Le Petit Journal", où on voyait le patron de la pizzeria négocier la vente de la vidéo de l'attaque de son établissement, qui l'a conduit devant la justice. Dans le reportage, on peut voir le patron et l'un de ses amis attablés dans une cave avec un journaliste français, deux journalistes anglais et un traducteur. Ils sont là pour vendre les images de vidéosurveillance prises durant l'attaque. Pour protéger le film, le code du disque dur a été changé par la police qui est déjà venue prendre les images de l'action terroriste. Dans la cave, un hackeur va craquer ce mot de passe et récupérer les images qui vont être vendues.

Le patron est soupçonné d'avoir demandé 50.000 euros pour le film

Le film témoigne de la violence de l'attaque. On y voit les terroristes en action et des clients se cacher et s'enfuir. Le patron demande 50.000 euros pour ces images. Les journalistes anglais vont payer et le film sera diffusé sur leur site. Des victimes, que l'on reconnait sur le film, vont porter plainte. Quelques jours plus tard, le journaliste français qui a filmé en caméra cachée la négociation de la vidéo, révèlera sur le plateau du Petit Journal le nom du propriétaire de la pizzeria.

Le patron se dit victime d'un montage

Le patron affirme que tout est faux. Il a même attaqué l'émission du Petit Journal en diffamation. "Il s'agit d'un montage, dit-il, j’attends que la justice dise que je n'ai rien à voir dans cette histoire".

Depuis la médiatisation de cette affaire, la pizzeria qui a rouvert ses portes le 22 janvier, n'a presque plus de clients. Choqués par cette histoire, certains habitués boycottent l'établissement.

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