Faits divers – Justice

Le patron de la Socodivin s'est rendu à la police

Par Elisabeth Badinier, France Bleu Roussillon vendredi 21 février 2014 à 10:57

Bouteilles de vin (illustration)
Bouteilles de vin (illustration) © Fotolia.com

Jean-Luc Cabaner, l'ancien patron de la Socodivin, condamné jeudi à deux ans et demi de prison ferme s'est rendu ce vendredi matin à la police. Un mandat d'arrêt avait été délivré contre lui.

L'ancien patron de la Socodivin Jean-Luc Cabaner condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Perpignan pour escroquerie et banqueroute à trois ans de prison dont deux ans et demi fermes s'est rendu à la police ce vendredi matin. L'homme âgé de 57 ans s'est présenté de lui-même au commissariat vers 8h30. Il a aussitôt été conduit au palais de justice de Perpignan où sa condamnation lui a été signifiée avant d'être incarcéré.

Jean-Luc Cabaner a été reconnu coupable d'avoir falsifié les comptes de son entreprise dans les années 2000. La Socodivin qui était alors le plus gros négociant en vins du département continuait d'acheter du vin aux vignerons des Pyrénées-Orientales leur faisant croire que tout allait bien, mais il ne les payait pas. Des dizaines de viticulteurs ont été victimes de cette escroquerie, certains ne s'en sont jamais relevés.

"Jean-Luc Cabaner n'est pas reponsable de la crise de la viticulture"

Sylvain Donnève, l'avocat de Jean-Luc Cabaner : "Je ne conteste pas et je partage le désarroi qu'on subit les vignerons qui ont perdu des montants importants, mais tous les créanciers étaient logés à la même enseigne. Je ne pense pas que Jean-Luc Cabaner était un mauvais gestionnaire, la viticulture connaissait des difficultés importantes, il n'est pas à lui tout seul responsable des difficultés qu'a connu le secteur des vins doux naturel à cette époque ".

Socodivin avocat 12h

Jean-Luc Cabaner va faire appel de cette condamnation. Sur l'absence de son client et de lui-même jeudi pour le jugement, l'avocat de Jean-Luc Cabaner explique qu'il s'agit d'une erreur dans son agenda, il était convaincu que le jugement devait être rendu le 27 février, la semaine prochaine. C'est la presse qui lui a appris la condamnation.