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Faits divers – Justice

L'ex-patron "disparu" d'Interpol a "accepté des pots-de-vin", affirme la Chine

lundi 8 octobre 2018 à 10:09 - Mis à jour le lundi 8 octobre 2018 à 11:02 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Le patron démissionnaire d'Interpol, le Chinois Meng Hongwei, a accepté des "pots-de-vin", a affirmé la Chine ce lundi matin. Après sa disparition fin septembre, Pékin a fait savoir que le président de l'organisation de coopération policière, dont le siège est à Lyon, faisait l'objet d'une enquête.

Meng Hongmei a démissionné de ses fonctions dimanche, a annoncé Interpol.
Meng Hongmei a démissionné de ses fonctions dimanche, a annoncé Interpol. © AFP - ROSLAN RAHMAN

Le patron démissionnaire d'Interpol, le vice-ministre chinois de la Sécurité publique Meng Hongwei, a "accepté des pots-de-vin", a fait savoir Pékin lundi, quelques heures après avoir annoncé que Meng Hongmei était placé sous enquête dans son pays. Dimanche, Interpol avait annoncé la démission subite de celui qui était porté disparu depuis fin septembre.

L'ex président d'Interpol placé en détention en Chine ? 

M. Meng "a accepté des pots-de-vin et est soupçonné d'avoir violé la loi", a rapporté dans un communiqué le ministère de la Sécurité publique, sans fournir de précisions sur ces accusations. Ce communiqué est présenté comme un compte-rendu d'une réunion organisée lundi dans la cellule du Parti communiste chinois (PCC) du ministère de la Sécurité publique.

Le texte ne précise pas si les accusations imputées à M. Meng relèvent de ses fonctions ministérielles ou bien de celles qu'il exerçait à Interpol. Il n'est pas non plus précisé s'il a ou non été placé en détention.
Dans la nuit, la Commission centrale d'inspection disciplinaire du PCC au pouvoir, chargée de la répression de la corruption de fonctionnaires, avait indiqué que Meng Hongwei était "actuellement visé par une enquête car il est soupçonné d'avoir violé la loi", sans autres précisions.

La femme de Meng Hongwei craint pour la vie de son mari 

Interpol a annoncé dimanche la démission "avec effet immédiat" de son président, porté disparu depuis plus de dix jours après avoir regagné la Chine fin septembre. Son épouse, Grace Meng, qui avait signalé sa disparition "inquiétante" à la police française jeudi, a déclaré pour sa part dimanche à des journalistes à Lyon, où est situé le siège mondial d'Interpol, que son mari, âgé de 64 ans, était "en danger". Elle a révélé que le dernier message reçu du téléphone de son mari, le 25 septembre alors qu'il venait d'arriver en Chine, ne comportait qu'une émoticône représentant un couteau.
L'organisation de coopération policière aux 192 pays membres était présidée par M. Meng depuis novembre 2016.

Une campagne anticorruption, prétexte pour éliminer des opposants ? 

M. Meng, nommé fin 2016 à la tête d'Interpol, serait loin d'être le premier haut responsable chinois à succomber à la campagne contre la corruption lancée par le président Xi Jinping depuis son arrivée au pouvoir fin 2012. Populaire dans l'opinion publique, cette campagne, qui a sanctionné plus de 1,5 million de cadres, est également soupçonnée de servir à éliminer des opposants internes à la ligne de M. Xi.
Mais le cas de M. Meng, qui a gravi les échelons de l'appareil sécuritaire chinois au temps où celui-ci était dirigé par un rival du président Xi Jinping, est une première au sein de grandes institutions internationales.

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