Faits divers – Justice

Le père de Rachid Kassim comparaît mardi devant le tribunal correctionnel de Roanne

Par France Bleu, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu lundi 13 mars 2017 à 20:54

Le Palais de justice de Roanne
Le Palais de justice de Roanne © Radio France - yves renaud

Mohamed Kassim, le père du terroriste Rachid Kassim, comparaît mardi après-midi devant le tribunal correctionnel de Roanne, dans la Loire. Il avait menacé de mort un policier qui enquêtait sur son fils.

Mohamed Kassim est accusé d’avoir envoyé des lettres de menaces à l’encontre de plusieurs personnes en septembre 2016. À ce moment-là son fils, Rachid, faisait encore figure de propagandiste le plus dangereux de l’État Islamique, soupçonné entre autre de téléguider des attentats en France depuis la zone irako-syrienne où il s’était réfugié.

Il a depuis officiellement été abattu par les frappes de la coalition. Mais les menaces et les insultes de son père vont quand même passer devant la justice à Roanne.

Le rappel des faits :

Au moment où son fils faisait les gros titres de la presse nationale comme l’un des terroristes les plus actifs de l’organisation État islamique, la police avait diligenté une enquête sur ses proches qui habitent encore à Roanne, et son père, Mohamed, avait très mal réagi à cette enquête, considérant que lui et son fils faisait l’objet d'un acharnement policier.

Il ne supportait pas non plus que le nom de son fils apparaisse dans les journaux.

Il avait donc envoyé deux lettres, la première au quotidien La Tribune-le Progrès et la seconde au député maire de Roanne, pour se plaindre d'un acharnement politique et médiatique à l'égard de sa famille

Dans ces deux lettres, il s'était tout particulièrement attaqué à un officier de la PJ de la Loire, considérant qu'il était à l’origine de tous ses ennuis et de ceux de son fils, allant même jusqu’à une menace de mort.

Un jour ou l’autre, on meurt tous et j’ai une grande famille" - Mohamed Kassim

Une menace prise évidement très au sérieux par la police puisqu'en juin 2016, un couple de policiers avait été froidement assassiné à Magnanville, en région parisienne, et que Rachid Kassim était sans doute l’instigateur du double crime. A-t-il bien saisi à l’époque la portée des mots qu’il a utilisés dans ces deux lettres et bien compris que son fils était devenu un terroriste dans plein sens du terme et donc indéfendable ? Ce sera tout l’objet de l’audience.

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